Aujourd’hui, mon cher lecteur, je vais te parler d’une sortie prochaine, il sera en librairie le 22.
Si tu cherches un livre où les mensonges et les jeux de dupes sont monnaie courante, une héroïne forte et téméraire, tout cela sous fond d’armée, ce livre est pour toi
Sage est orpheline. Elle vit chez son oncle depuis le décès de son père en étant la préceptrice de ses cousins.
À Demora, toute jeune fille de bonne famille ayant atteint l’âge de 16 ans se voit obligée d’aller voir une marieuse.
Ce n’est pas du tout du goût de Sage qui a soif d’apprentissage, de lecture, elle ne veut certainement pas se marier à un homme qu’elle ne connaît pas, mais épouser un homme qu’elle aime comme ses parents qui eux, même si sa mère a été bannie de sa famille en ne respectant pas la règle, ont fait un mariage d’amour.
La présentation à dame Darnessa, l’entremetteuse la plus célèbre, tourne en catastrophe, car Saga n’a pas sa langue dans sa poche. Malgré tout, ce rendez-vous pris contre son gré débouchera sur une proposition inattendue : Darnessa lui propose de devenir son apprentie et de l’accompagner au Concordium, une fête qui a lieu tous les 5 ans où sont célébrés les mariages des plus nobles familles et des plus beaux partis. Sa mission : espionner les futures mariées pendant le voyage, comprendre qui est qui, leurs aspirations, leurs défauts, leurs valeurs, leurs caractères.
Pour accompagner le convoi de jeunes filles nobles ; le général Quinn envoie son fils Alex , capitaine de l’armée, pour surveiller le long chemin jusqu’à la capitale et protéger les futures mariées en effet, ils ont surpris des mouvements de troupe ennemie à plusieurs reprises.
Je ne t’en dis pas plus sur le pitch du roman. Tu as là l’essentiel.
J’ai vraiment adoré ce roman ; je l’ai dévoré, l’écriture fluide ; les manipulations, les mensonges et les chapitres courts ont encore renforcé mon envie de continuer à tourner les pages avidement pour savoir où tout cela allait me mener, car, vois-tu, Sage est un personnage extraordinaire.
Si elle accepte d’être l’apprentie de Darmessa c’est dans l’espoir de rencontrer des riches familles et redevenir préceptrice.
Elle est avide de savoir et connaissances de plus, elle est bien loin des inquiétudes de ces oies blanches pour qui elle va devoir trouver le meilleur arrangement.
 Je t’en parlerai plus loin.
Les jolies robes, les bals, les coiffures et le maquillage, très peu pour elle, elle ce qu’elle veut c’est grimper aux arbres, monter à cheval et ne pas être protégée dans ce maudit chariot, entourée de froufrous.
De plus, ces filles ne font que lui lancer des piques étant au courant du passé de sa mère et du métier de son père qui était simple fauconnier.
Dans le monde créé par Erin Beaty tout tourne autour de l’argent et de la situation familiale je t’en parle ensuite.
Pour en revenir à Sage, perspicace et observatrice, ayant bonne mémoire et comprenant très vite grâce à une gestuelle les caractères des gens, ses talents vont finalement bien lui servir et l’aider dans sa tâche.
Si, oui, on peut dire que ce sont des mariages arrangés, les rôles des entremetteuses sont en fait bien plus importants. Elles ont entre leurs mains les mariages des dirigeants, elles savent avec qui faire alliance ou pas, mais regardent aussi à ce que les couples, malgré tout, aient des points communs pour avoir un mariage qui les rendent heureux.
Darnessa, très manipulatrice, va demander à Sage de se renseigner sur la véritable raison de la présence de l’armée et se renseigner sur les hommes qui les accompagnent. Elle pourra ainsi soit chevaucher ou s’asseoir à côté du cocher Ash Carter.
Peu à peu, ces deux-là s’entendent et des sentiments naissent, mais dans ce livre il te faudra te méfier de tout et de tous les protagonistes.
C’est à un jeu d’échecs que l’auteure joue avec toi, je me suis fait avoir en beauté.
Sage a un rôle majeur dans ce roman tout comme le capitaine Alex Quinn.
Au fur et à mesure, elle se verra confier des missions d’espionnages par le capitaine qui a vu en elle beaucoup d’aspects qui pourraient lui rendre service. Si elle ne porte guère le capitaine dans son cœur, elle fera ce qu’on lui demande bien heureuse de pouvoir faire autre chose que parler avec les pestes. Ce n’est gentil, mais c’est le mot ; ces filles dénigrent tout le temps Sage, la seule qui est gentille et deviendra son amie est Clare.
Ne t’attends toutefois pas à en savoir beaucoup sur les futures mariées, ce que l’auteure met en avant c’est la stratégie militaire ; les mensonges et manipulations, les coalitions, les ententes et cette guerre sous-jacente.
Le capitaine Quinn arrivera-t-il à déjouer les plans d’un personnage dont je tais le nom pour éviter de te révéler de trop.
Concernant les autres protagonistes, j’ai adoré Charlie, Clare, Darnessa et Cassek.
Au final, les personnages qui agissent dans ce premier tome ne sont pas nombreux, mais suffisants pour que tu sois pris au piège de la toile d’araignée que l’auteure a tissée pour toi. Bien mal t’en prendras de croire que tu as tout compris, tout comme Sage d’ailleurs. Elle est au centre de tractations qui la dépasse de loin.
C’est assez difficile à expliquer, mais si l’enjeu de départ est ce Concordium et les mariages arrangés ce qui va surtout t’embarquer ce sera de démêler le vrai du faux.
La belle histoire d’amour aussi et ce juste dosage entre stratégie militaire, rebondissements, retournements de situations. J’ai été saisie et émue ; j’ai eu le cœur serré et les papillons dans le ventre, j’ai été en colère, mais tout a été savamment orchestré pour qu’aucune des situations ne prenne le pas sur l’intrigue principale qui est quand même cette guerre latente, la révolte des territoires qui entoure le territoire de Crescera.
Le tome deux nous réserve à mon avis bien des surprises, l’auteure n’a certainement pas fini de distribuer ses cartes.
La fin ne se termine pas sur un cliffhanger horrible, mais j’ai tellement envie de retrouver Sage. Une héroïne qui se moque des conventions, têtue, rancunière et fière, elle n’est pas prête à rentrer dans le moule et ne le serra jamais. Son père lui a appris la liberté et elle compte bien la garder, mais quand l’amour s’en mêle… qui peut vraiment dire ce qu’il va se passer ?
Pour moi, il n’y a eu aucun temps mort, j’ai été entraînée dès le début du roman. L’équilibre est parfait entre la romance et l’intrigue politique.
Une saga que je ne peux pas classer en dystopie ni en fantasy, c’est un Young Adult qui mélange plusieurs genres, mais Erin Beaty réussi à relier à merveille le tout. C’est une lecture intense et très bien écrite.
Beaucoup de choses arrivent à beaucoup de personnages, mais l’auteure réussit à les relier de manière efficace pour que tu comprennes tout même si je suis certaine que tu seras dupe toi aussi, à un moment ou l’autre, sauf si tu te montres plus intuitive comme Sage.
Attention, tu es dans une société patriarcale, je sais qu’au premier abord les femmes ont l’air d’avoir peu d’intérêt et dans un sens c’est vrai, mais pas quand on comprend le tout 😉
Je crois que tu as compris que j’ai adoré cette lecture.
Un livre YA vraiment original qui change de ce qu’on a l’habitude de lire et qui plaira à un grand nombre de lecteurs.
La couleur du mensonge, tome 1  de Erin Beaty – traducteur Jean-Baptiste Bernet – Young Adult – 512 pages, 15€ – Édition Lumen, en librairie le 22 février
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