Retrouver la mémoire. Crève-coeur ou nouveau départ ?
1640. Une Province a disparu.
Il semble que l’enfer se soit abattu sur la paisible vallée d’Ouraos, territoire enchanté du Jura et berceau de la princesse Sophronia.
Les étoiles ont pâli, une brume verdâtre se glisse partout.
Les habitants, terrifiés, se cloîtrent chez eux. On y a vu Frigg, une ancienne déesse païenne accompagnée d’une armée de monstres…
Recrutés dans le Paris misérable et grouillant du XVIIe siècle par le cardinal de Richelieu, quatre hommes sont désignés pour lutter contre les puissances des ténèbres : fantassin, mousquetaire, artilleur et lansquenet.
Mais le Cardinal leur adjoint un cinquième comparse en la personne du brillant philosophe et ancien mercenaire René Descartes.
Son objectif : soumettre la sorcellerie à la loi de la raison, et au final, éclaircir les ténèbres.
Un roman à la croisée des chemins, entre aventures, sorcellerie et roman historique..

Aujourd’hui, nous remontons à deux le temps mon cher lecteur, nous partons au 17e passer une bonne partie de ce premier opus en compagnie de Descartes. Descartes fait partie de la troupe envoyée pour comprendre ce qu’il se passe dans cette vallée de Franche-Comté : Ouraos.Pour cette mission commanditée par le cardinal Richelieu tu as outre Descartes envoyé pour ses connaissances ; Damien, jeune homme spécialiste de la lutte à main nu ; Jonas célèbre comme artificier ; Hughes d’Ouraos, lieutenant envoyé pour mener cette mission et fils du conte d’Ouraos, et enfin Rudolph soldat aguerri, ayant servi durant de nombreuses guerres. 
Ce groupe n’est pas le seul à se rendre vers cette étrange vallée impénétrable. 
Érick, Gunther et Ilse, frères et sœur, ont juré de se venger, de rendre la gloire de leur famille, les Von Stade. 
Par le passé, la vallée fut conquise à la famille Von Stade et cédée aux contes d’Ouraos. 
Günter pour cela n’a pas hésité à se faire « fils du diable », son frère et sa sœur l’ont suivi.
Depuis ils sèment la terreur sur leur passage, bien décidés à récupérer leur dû par n’importe quel moyen.
Magie, sortilèges, hommes revenus à la vie (que tu pourrais comparer à des zombies).
Rien ne les fera reculer sauf peut-être la sorcière Frigg. Dans la vallée d’Ouraos, une terrible malédiction s’est abattue, personne ne parvient à traverser cet étrange brouillard, personne n’en sort ni entré.
Voilà tout ce que je peux t’en dire, si tu le lis sache que Nicolas Bouchard te plonge très vite dans ce monde sombre et malfaisant, mais je ne voudrais pas trop en dévoiler. 
Au départ, je l’avoue je n’avais pas compris que certains chapitres étaient  des flashbacks ainsi tu liras les aventures de la jeune Sophronia, dotée d’un cœur pur elle vit dans la montagne avec sa mère, Persephone, guérisseuse, pas très bien vue par le catholicisme à cette époque.
Perséphone veut protéger sa fille du monde malgré tout elle rencontre, au cours d’une de ses promenades, le jeune Hugues, tous deux se lient d’amitié et puis au fur et à mesure du temps d’un sentiment plus fort les unit. 
C’est un des points que je regrette, les repères de temps, cela m’a manqué pour bien appréhender les deux groupes.
Tu suivras aussi Ilse, Érick et Gunther avant la mission qu’ils se sont donnée. 
Par moment, j’ai été perdue. Pas longtemps heureusement, mais c’est un peu dommageable pour la totale compréhension de l’intrigue, des intrigues mêmes. 
Nicolas Bouchard t’emmènes dans un roman d’heroic fantasy, oui destiné à un public Young Adult, mais que j’ai trouvé pour ma part très accompli pour un public plus mature (oui, tu peux le dire comme moi ahah 🤣🤣). 
Ses descriptions des lieux sont à la fois belles et effrayantes.
J’ai parfaitement visualisé la montagne et son soleil qui s’y reflète aussi bien que les créatures répugnantes que tu rencontreras. 
Le côté historique est parfaitement amené, la réalité s’intègre au fantastique, tu liras des faits et du vocabulaire de l’époque (un glossaire est là pour t’aider en fin de chapitre) 
Je regrette que le côté psychologique des personnages n’ait pas été plus développé, en tout cas pour certains.
Tu comprends leurs buts à tous, mais on ne sait quasiment rien de leur passé.
J’ai ressenti une empathie particulière  pour le jeune Damien, Sophoronia et Hugues enfant et Descartes. 
Ce n’est pas très grave en soi, j’ai parfaitement compris les tenants et aboutissants de l’intrigue mise en place par l’auteur, mais il a si bien décrit les différents pays et villages traversés qu’il aurait pu aussi bien faire pour ses personnages, car sa plume est très belle. Entraînante, vive, poétique par moment, glaciale quand il le faut. 
Je n’ai fait qu’une bouchée de ce premier roman de SNAG édition malgré quelques longueurs et les divers petits reproches que j’ai pu lui faire. 
J’étais vraiment pressée de comprendre cette malédiction, j’ai aimé chevaucher au côté de Descartes et suivre son schéma de réflexion, rassure-toi, pas trop philosophique, je dirais terre à terre et sensée.
En début de chapitres, tu as des citations de ce philosophe célèbre, pour ma part elles ne m’ont rien apporté, mais je trouve ce choix judicieux et original d’amener dans ce monde imaginaire l’homme considéré comme l’inventeur de la philosophie moderne enclin milieu d’un roman d’heroïc fantasy, de le voir prendre les armes quand il le faut. 
En bref :
Un roman d’heroic fantasy Young adult qui plaira si tu aimes lire les combats et les batailles durant lesquelles le sang coule. Si tu aimes la magie, les superstitions, les malédictions, l’histoire, l’inquisition et la sorcellerie. 
Nicolas Bouchard t’offre un large éventail de personnages aux caractères différents, 
Certains réels comme Descartes et Richelieu, d’autres imaginés. 
Le suspens est constant, même si j’ai pu ressentir quelques longueurs durant la première partie une fois arrivée à Ouraos le rythme s’accélère et tu n’as envie que d’une chose, lire le dénouement.
J’ai eu un pincement au cœur, mais je comprends le choix de l’auteur, c’est moi qui m’étais fortement attachée à ce personnage.
Si j’ai eu un pincement au cœur, les trois dernières pages me font froid dans le dos. 
Ce sont ces pages qui me font penser qu’une suite se prépare que je lirai assurément.
S’il n’y en a pas, « Éclaircir les ténèbres » peut parfaitement se lire indépendamment. Tu as tout en main pour comprendre l’énigme et tu as une fin fermée du moins en partie. La mission du début est terminée en tout cas pour le groupe de Descartes, Damien, Jonas, Hugues et Rudolph. 
Je regrette le manque de repères de temps pour les flashbacks qui sont intéressants, mais qui te font emmêler les pinceaux. 
Je n’aime pas faire de différence entre fille et garçon, mais en toute honnêteté il plaira davantage, je pense, à un public masculin. 
Je te le conseille toutefois pour son originalité et son écriture. 
Je découvre l’auteur par ce roman, ce ne sera pas le dernier que je lirai. 
Il y avait longtemps que j’avais lu un roman de ce genre et je suis bien contente d’avoir renoué avec lui surtout, je me répète, pour l’originalité. Maintenant si l’histoire te rebute, je ne pense pas qu’il te plaira. 

 


❦ Eclaircir les ténèbres ❦ Roman de : Nicolas Bouchard ❦ 408 pages ❦ SNAG Édition, le 7 juin 2018 


 

Snag Edition

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Je te retrouve la semaine prochaine avec un second titre de cette toute jeune maison : Initiée de Laetitia Danae que j’ai vraiment beaucoup beaucoup aimé 😉
Je t’invite à visiter leurs réseaux sociaux et regarder les trailers je suis certaine que tu vas succomber 🙂


 

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