Chaque fois qu’un nouveau roman de Jacques Expert sort en librairie, je ne résiste pas à l’appel. J’aime beaucoup son écriture et la façon qu’il a de maintenir le suspens.
Ici, nous sommes dans un registre différents, un roman autobiographique, mais que j’ai tout autant adoré car j’ai retrouvé les ingrédients dans le livre de ce que j’aime chez l’auteur.
Le premier mot qui me vient à l’esprit pour résumer ce roman est : nostalgie.
Grâce à Jacques Expert, j’ai replongé dans mes propres souvenirs d’enfance, le Sud, Valras en août. La nostalgie de l’enfance insouciante, des objets qui, maintenant, sont désuets (les transistors, les billes, le jokari)
L’auteur nous emmène en 1967 alors qu’il a 9 ans. Il est venu, avec sa sœur Martine, passer 15 jours avec son père, leurs parents sont divorcés. 
Leur père est maître nageur saisonnier dans les Landes, à la plage de Vieux-Boucau.
L’auteur m’a émue en racontant les anecdotes sur son père, avec beaucoup de pudeur et de respect il le décrit dans ses bons et mauvais côtés.
Ce petit garçon vénère son père, je pense, un peu comme tous les enfants de cet âge, mon père ce héros.
Tandis que sa sœur préadolescente n’est pas dupe, « Jacquot » n’y voit que du feu, il pose son regard d’enfant avec la maturité de l’adulte qu’il est aujourd’hui.
Un très bel hommage à son père.
Cet été-là sera le meilleur été de Jacquot auprès de son père, en effet, voila qu’une célébrité vient passer 3 jours sur leur petite plage. Cette célébrité n’est autre que Jacques Brel accompagné de sa femme et de ses 2 enfants. Jacquot passera 3 jours inoubliables en compagnie des 2 enfants lui qui d’habitude n’a que peu de copains de vacances.
Son père, lui, fera tout pour préserver l’anonymat et la tranquillité du grand Jacques.
J’ai vraiment aimé ce roman, il faut le lire, je pense, à cette époque de l’année. Il est émouvant, mais aussi drôle.
Mention spéciale pour Monsieur Jacques Expert pour son patois belge : j’ai « astruqui » en lisant le jeu de devinette des mots belges. J’ai bin rî plein m’panse.
Vous berdelez bi, vo pa il berdele brinmint. Vous viendrez boire une pinte une fois.
J’ai aimé sans adorer, je l’ai trouvée juste, avec le rebondissement que je n’ai pas vu venir, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture avec des pages qui se lisent vite. J’ai senti le sable sous mes pieds, les souvenirs ont ressurgi.
J’ai aimé découvrir ce portrait intimiste d’un auteur que j’adore et, je dirais que sa façon qu’il a de mener les lecteurs en bateau lui viendrait de son père mais là ce n’est que mon avis. 
 
Ne nous quittons pas de Jacques Expert – Édition Albin Michel – Roman autobiographique/contemporain – 298 pages, 19,50€ – Sorti le 3 mai 2017
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