C’est le rêve qui choisit le rêveur, et non l’inverse…
Il est une ville, au centre du désert, où nul n’a le droit de se rendre sous peine de mort. De ses entrailles sortaient autrefois d’interminables caravanes chargées de trésors mais, depuis deux cents ans, la cité est coupée du reste du monde… Pire encore, un soir d’hiver, le nom de ce lieu de légende s’évanouit en un clin d’œil de la mémoire de tous – Lazlo Lestrange, orphelin de cinq ans à peine, ne fait pas exception à la règle. Frappé au cœur, le petit garçon restera irrémédiablement fasciné par cette énigme.

Quinze ans plus tard, il travaille dans la plus grande bibliothèque du monde, à Zosma, en rêvant de fabuleuses découvertes quand, de la Cité oubliée, émerge tout à coup une curieuse expédition venue recruter les meilleurs scientifiques du continent. Pourquoi diable s’obstiner à réunir ces esprits éminents ? Mystère… Et pourquoi Lazlo voit-il donc ses songes se peupler de visions étranges – à commencer par une déesse à la peau bleue pourtant assassinée, des années plus tôt, par les habitants de la ville interdite ? Qui est-elle vraiment ? Comment le jeune homme, qui ignore tout de sa légende, peut-il bien la voir en rêve ?

Rien de tout cela n’est possible, bien sûr – mais pareil détail a-t-il jamais empêché un rêveur de rêver ? Songes, monstres, dieux, fantômes, alchimie et guerre totale : après quatre années d’attente, Laini Taylor, finaliste du National Book Award américain et auteure de séries multi-récompensées, nous livre enfin un aperçu de son nouvel univers, à la plus grande joie de ses nombreux fans.

Mon cher lecteur, tu aimes la fantasy Young adult ?
Tu as une âme de rêveur ?
Alors ce livre est fait pour toi.

C’est un énorme coup de cœur pour cette sublime histoire même si au moment où j’écris ma chronique j’ai le cœur brisé, que je veux avoir la suite entre mes mains.
La fin est juste horrible.
L’autrice est sadique de me laisser comme ça, mais je lui pardonne, car j’ai adoré chacune des 664 pages de ce premier opus. Je les ai toutes vécues intensément. Dans mon cœur et mes songes.

Si tu ne le sais pas, c’est une duologie, dès que le deuxième opus sera disponible en français je saute dessus immédiatement. 

Laini Taylor avec une écriture poétique, chatoyante va te faire rêver.
Tu vas te laisser emporter dans cette histoire et tout ressentir, tout observer, tu vas être aussi avide de continuer à lire que le héros du roman Lazlo l’est.
Ce n’est bien sûr pas le seul personnage, mais j’y reviendrai plus tard.
Je ne vais pas trop te résumer l’intrigue comme je le fais d’habitude, je te conseille vraiment de rentrer dans ce livre comme dans un rêve.
Au moment où tu t’endors, tu ne sais pas encore quels seront tes songes, ici c’est pareil.
Je te promets juste que ce n’est pas un cauchemar.
Chut, silence, il est temps de rêver. 
Partons ensemble, toi et moi, dans ce monde de songes.
Lazlo Lestrange arrive, grâce à un coup du sort, à la Grande bibliothèque de Zosma, ce jeune garçon passionné par les contes et légendes oubliés y trouve refuge.
Il a une obsession : dénicher parmi tous les ouvrages de l’édifice tout ce qui est écrit sur la Cité oubliée.
Il rêve depuis tout jeune enfant d’y aller un jour.
En attendant, il approfondit ses recherches tout en travaillant à la bibliothèque.
Dans le monde de Lazlo, les bibliothécaires servent à servir les savants.
On le surnomme Lestrange le rêveur.
Peu lui importe du moment qu’il peut continuer à compiler ses recherches.
Un jour, une caravane de Tizerkane avec à sa tête le chef Eril-Fane arrivent à Zosma.
Le rêve de Lazlo se tient là devant lui, ce sont des guerriers de la Cité oubliée ou Désolation comme ils le disent.
Ils sont venus à Zosma et dans d’autres contrées recruter des savants pour un mystérieux projet qui ne leur sera révélé qu’a leur arrivée à Désolation.
Lazlo ne peut laisser passer sa chance, il va s’adresser à Eril-Fane en Inouï, la langue de ce peuple.
Il veut bien tout faire du moment qu’il peut les accompagner, il n’est pas savant, mais prêt à tout pour cette ville.
Lazlo part donc en compagnie des émissaires spécialisés dans une science (artificiers, mathématiciens, ingénieurs, architecte, alchimie, botaniste), tous les savoirs ont disparu à la Cité oubliée.
Ce que je te dis là arrive très vite dans le roman et encore je tais beaucoup d’éléments.
Le monde créé, imaginé par Laini Taylor est totalement captivant et unique.
Elle ne se contente pas d’inventer une mythologie et te donner les grandes lignes ; non ; tu vas appréhender les règles, us et coutumes de tous les protagonistes que tu vas rencontrer au fur et à mesure de ta lecture.
Je ne vais pas te mentir, il y a beaucoup de choses à apprendre, c’est dense et complexe, mais grâce à la plume de l’autrice et ses explications qui arrivent au bon moment tu ne seras pas perdu en cours de route.
Malgré la quantité d’information à assimiler et qu’il reste encore à découvrir, je ne me suis jamais embêtée que du contraire.
Pays au nom perdu, humains terrifiés, séraphins, dieux et déesses, fantômes et magie, langues inconnues, pouvoirs exceptionnels ; tu as de tout dans cette saga.
L’intrigue est très engageante, tu vas absolument savoir comment les éléments vont se mettre en place.
Le rythme est calme, je ne sais pas comment te décrire mes sensations, par calme je veux dire que tout se met en place devant tes yeux grands ouverts, mais comme un rêve, c’est magnifique à lire, à voir ; c’est hallucinant, elle a pensé à tout.
Tu vas aller de surprises en découvertes, de rebondissements en retournements de situations.
Tu vas émettre des hypothèses ; c’est là où réside une des très grandes forces du livre c’est que Laini Taylor ne te prépare aucunement à ce que tu vas lire, je me suis complètement fait avoir.
La fin du livre comme je le disais au début est déchirante, j’ai pleuré oui, je t’assure.
J’ai le cœur brisé de quitter Lazlo et les autres et de ne pas savoir ce qu’il va advenir d’eux par la suite.
La deuxième force de ce livre est les valeurs qui sont véhiculées surtout deux qui sont abordées tout au long du roman.
La première, sur la différence ; ce n’est pas parce que tu n’as pas la même couleur de peau que tu n’as pas les mêmes droits.
Laini Taylor te montre qu’il ne faut pas avoir de préjugé sur ce qui est différent, mais apprendre à connaître. Laisser ton cœur ouvert.
La différence dont je te parle concerne le racisme ; comment tu blâmes (je ne dis pas que tu le fais, je parle en général) une ethnie en jugeant son passé, parce que tu la crains, mais elle aborde aussi le droit à l’amour différent, c’est subtilement traité et complètement intégré au texte.
Le second thème est que tu n’es pas responsable des actes de tes ancêtres.
Ils ont peut-être commis des atrocités, mais tu n’en es pas responsable et tu peux très bien faire un autre choix que celui de la violence.
Elle te rappelle qu’il n’est jamais trop tard pour faire le bien.
Il n’y a rien d’irrémédiable dans une situation même si les issues semblent compliquées ou sans issue.
D’autres valeurs sont véhiculées comme la bravoure, l’amour profond, le respect, des valeurs et des thèmes comme la nature, les animaux, la lune et le soleil. Le respect de la terre, des coutumes et croyances anciennes.
Enfin, même si c’est un thème courant Laini Taylor parle de l’amour.
Dans cette histoire, il y a une magnifique histoire d’amour, douce, pure et innocente. Elle est comme le reste du livre, magique, féerique, magnifique.
J’avais le sourire et les étoiles dans les yeux.
Malgré la romance, l’intrigue est bien ce qui prime, la romance va aider à la résolution de l’énigme, à la faire avancer, les deux personnes, en s’aimant, vont découvrir des facettes d’eux-mêmes qu’ils ne connaissaient pas, ils vont découvrir et se découvrir. Ils vont n’avoir qu’un seul but l’apaisement de la situation.
Vraiment que cet aspect ne te rebute pas, la romance est là oui, mais elle arrive assez tard dans le roman et de manière très délicate.
Elle ne dessert pas l’intrigue au contraire.
Les personnages, je ne vais pas pouvoir te parler des spécificités et de la psychologie de tous sans te spolier.
Ce sont eux la troisième force de cette saga.
Lazlo est un héros extraordinaire, un orphelin qui a des valeurs nobles, il ne cherche jamais à se mettre en avant.
Empathique, serviable, amical, plein d’espoir, courageux, il ne baisse jamais les bras, il en est certain, ses rêves deviendront réalité.
Un cœur pur comme il en existe peu même si Laini Taylor en fait un héros très crédible avec ses questionnements, ses failles et ses regrets.
Le deuxième personnage principal du roman est Sarai, je te dirai juste qu’elle croit en la rédemption, au pardon, aucun esprit de malveillance ou de vengeance ne l’habite.
Comme Lazlo, elle veut aider, pacifier.
Elle pense aux autres avant de penser à elle.
Je les ai tous les deux ADORÉS vraiment.
Ils sont inoubliables.
Tu vas aussi rencontrer Eril-Fane, sa mère et son épouse, Calixte, une jeune fille qui, je pense, aura, je l’espère en tout cas, un plus grand rôle à jouer dans la suite, Maître Hyrrokin, Mésange, Rubis, Minya, Fauve, Thyon et tant d’autres, mais qui sont plutôt secondaires en tout cas dans ce premier opus.
Tous, tu vas te les imaginer, leurs psychologies, leurs descriptions sont parfaites pour que tu visualises et comprennent tout.
Les personnages avec leurs doutes, leurs craintes, leurs peurs et les différents lieux qu’ils soient réels ou oniriques.
Tu vas vraiment tout voir, tout imaginer, mieux tu feras partie intégrante du roman.
En tout cas, pour ma part, je n’étais plus dans mon canapé, mais le livre m’avait happé dans ses contrées, j’ai plongé dans les pages et je n’avais absolument aucune envie de me réveiller.
Bien sûr, il y a des bons et des méchants, mais je ne te dirais pas non plus qui est qui. Tu le découvriras par toi-même.
J’en ai haï un ; je n’ai pas aimé du tout un autre, c’est tout que tu sauras de moi.
Quand la légende devient réelle quand les contes pour enfants prennent réellement vie en enseignant la réalité, livres, bibliothèques, savoir perdus, magie, démons, anges, dieux, fantômes, vengeance et haine, amour et pardon, regret et dégoût de soi-même, quête identitaire, rêves et cauchemars tu vas trouver tout ceci dans ce premier tome.
Je voudrais vraiment t’en dire plus, te dire à quel point j’ai tout ressenti fortement dans mon âme et mon cœur, que je ne veux pas quitter ce monde, mais qu’il le faut.
C’est un coup de cœur et je te le conseille bien évidemment.
En bref :
À lire par tous en sachant que ce n’est pas un livre qui se lit vite, oui je l’ai dévoré ; je ne pouvais pas m’arrêter de lire, mais j’ai pris le temps aussi de tout bien appréhender, certaines parties sont plus denses en informations que d’autres, c’est complexe tant dans du côté du monde que du côté de l’intrigue et des personnages.
Il y a du drame, de la joie, de la tristesse, de la peur de l’avenir, du regret du passé, du remords des actes commis.
Ce monde et ses personnages sont juste incroyables. Vraiment.
Bien sûr que j’ai encore des questions, mais pas parce que je suis restée dans le flou, pas du tout, Laini Taylor cache bien son jeu, elle nous réserve, j’en suis certaine plein de surprises et de révélations pour le deuxième tome.
Je ne verrai plus jamais les papillons de la même façon, je les aime encore plus.
Crois-moi ou pas, mais quand les enfants étaient petits et qu’ils ne voulaient pas dormir ou qu’ils étaient tristes parce que nous étions séparés je leur disais que s’ils voyaient un papillon dans leurs rêves que c’était moi. 
J’ai toujours adoré les papillons, ces insectes à la beauté éphémère. 
Je sais que je n’en ai pas parlé dans mon avis, mais c’est, encore une fois pour ne pas te spolier. Ils ont un grand rôle.
Ils sont présents sur la couverture et au début de chaque chapitre, car oui je n’en ai pas dit un mot jusqu’à présent, mais l’objet livre en lui-même est splendide.
 
Rêves, fantasmagories, songes, illusion, mirages, espérance, mythe, souhait, désir, chimère, imagination, espoir, onirisme, fantasme avec le faiseur de rêves tout devient possible. Les rêves ont cette capacité que tu peux de te surpasser.
Tout faire pour arriver à atteindre ton but, sans nuire à personne, comme Lazlo, notre héros.
Pardon pour cette longue chronique, longue et à la fois vague, je sais que tu dois te poser des questions, mais je ne veux vraiment rien te dévoiler de plus.
Je veux que toi aussi tu rêves, que tu te réveilles comme moi qu’à la fin du livre même si tu voudras toi aussi que ce songe dure éternellement.
À demain pour une nouvelle aventure 🙂
Le faiseur de rêves, tome 1 de Laini Tayor ⤗ traduction de Sarah Dali ⤗ Young Adult ⤗ 670 pages, 16€  ⤗  Editions Lumen, en librairie le 19 avril 2018
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