Qu’est-ce que je l’attendais ce tome, un tome qui allait conclure la trilogie, un premier tome que j’avais adoré, un deuxième un peu moins (voir mon avis)
Je ne spolierai pas les tomes précédents, mon avis sera un peu plus court.
Pour ceux qui voudraient découvrir une saga fantasy originale, je ne peux que vous conseiller cette saga pas assez connue à mon goût.
Ce tome apporte énormément de réponses aux questions que l’on se posait sur tous les protagonistes des opus précédents que cela soit Massue, La Reine Rouge, Elyssa la mère de Kelsea notre héroïne ainsi que toutes les réponses sur le passage du monde blanc et la création du Tearling.
Je ne peux pas dire que je sois enthousiasmée par le final, mais Erika Johansen conclut parfaitement sa trilogie.
J’ai énorme apprécié la transmission du savoir et des erreurs entre les générations, le message que les nouvelles générations ne reproduisent pas les erreurs du passé.
Tout comme elle insiste grandement sur l’empathie, le jugement, et enfin de ne pas vivre dans le passé
Concernant les protagonistes ils sont vraiment nombreux, car tout ceux apparus dans le tome 1 ou 2 nous les revoyons ici, la grosse différence c’est l’apparition de Katie, Row et Gavin des contemporains de William Tear, on les a rencontrés du moins deux d’entre eux dans les opus précédents, ils joueront un rôle crucial dans les décisions de Kelsea, on peut même dire s’ils ont influencé le futur du Tearling.
Kelsea fait encore ces voyages dans le passé, l’on apprend beaucoup de chose.
Si ce point m’avait déstabilisé dans le tome 2, j’ai trouvé l’alternance des chapitres plus fluide dans ce tome-ci.
La petite Aisa et le père Tyler ont aussi un grand rôle dans le dénouement.
Des personnages que j’adore tout comme Adaline, Pen, Ewen, etc.
On explore tous les territoires du Tearling, le Gut, la crèche, l’Arvath qui est toujours aussi corrompue, une corruption de l’église dénoncée déjà dans les opus précédents, mais encore plus ici.
L’action et les révélations s’enchaînent à un rythme effréné, il n’y a aucun temps mort, que cela soit dans le passé ou le présent. Bien des rebondissements et retournements de situations m’ont étonné.
Kelsea avait déjà évolué par rapport au premier tome, dans le deuxième elle n’acceptait pas sa différence ici c’est une femme forte qui avance vers sa destinée, c’en est fini de la jeune fille craintive qui ne se voyait qu’à travers son image.
Le bémol, un continuum espace-temps que j’aurais préféré ne pas avoir, même si la conclusion apportée et le développement est bien amené j’ai été déçue par ce fait.
Je m’attendais à une conclusion tout autre et je reste finalement avec quelques questions, pas nombreuses, mais bon, il faudra je pense que je relise ce roman, vu le nombre de révélations et le tempo il se peut que j’aie laissé échapper une ou plusieurs réponses.
Je suis une incorrigible romantique lire le dénouement de Javel et Allie, de Pen et Kelsea, m’a attristée, mais rend l’histoire riche en émotion.
On comprend aussi beaucoup mieux la colère de la Reine rouge, pourquoi elle est devenue cette dictatrice impitoyable tout comme l’Orphelin, le diable ou peu importe le nom qu’on lui donne.
Une chronique plus courte que d’habitude, mais je ne peux vraiment pas en dire plus sinon je vais spoiler les tomes précédents
Je vous recommande vraiment cette trilogie qui pour une fois se finit bien sûr un tome 3. La conclusion est donnée, la boucle est bouclée pas de fin ouverte.
Une quête, de l’amour, le passé et le présent d’un pays finalement assez jeune, une héroïne qui évolue au fil des opus et de nombreux personnages attachants, de l’action, des batailles, de l’émotion, du rire et de la colère et un suspens constant.
La reine du Tearling, tome 3 : le sort du Tearling de Erika Johansen – Fantasy – 450 pages, 22€ – Edition JC Lattès, en librairie le 8 novembre 2017
0