Bonjour, mon cher lecteur, les fêtes approchent, Noël approche et cela tombe bien puisque je te parle aujourd’hui de La disparue de Noël de Rachel Abbott.
Si quelques petites choses m’ont dérangée et que j’ai assez vite deviné certains rebondissements ou implications, j’ai quand même passé un excellent moment de lecture avec ce thriller psychologique.
Je ne le savais pas, cela n’a aucunement nui à ma lecture, Rachel Abbott a écrit d’autres romans où intervient l’inspecteur Tom Douglas que l’on va aussi retrouver dans cet opus.
[Édit] hier avait lieu le book club du cercle Belfond en compagnie de l’auteure, elle nous a précisé que oui son personnage était récurrent, mais que les tomes peuvent se lire dans le désordre. Au moins te voilà prévenu, mon cher lecteur. Mon avis était écrit, mais là j’ai eu la confirmation de l’auteure.
Ce roman commence sur un prologue très angoissant.
Caroline revient avec Natasha de chez ses parents où elle est allée fêter Noël ; elle est sur le retour vers chez elle ; paniquée de devoir conduire la nuit sur cette route sombre, en colère contre David, son mari, qui n’a pas pu l’accompagner.
C’est l’hiver les routes sont gelées, elle n’a envie que d’une chose, retrouver sa maison de campagne et être bien au chaud avec Natasha et David.
Elle reçoit un coup de téléphone sur son portable. Numéro inconnu.
Elle ne décroche pas. Plus tard, c’est l’accident, Caroline sera retrouvée morte et Natasha disparue.
Où est la petite Tasha ? À t-elle fuit les lieux de l’accident ? S’est-elle cachée dans les bois environnants ? Une battue est menée, mais nulle trace de l’enfant de 6 ans.
6 ans plus tard, Tom Douglas est appelé sur une scène de crime. Le corps d’une adolescente est retrouvé.
Dans le même temps, quelques heures après une gamine blonde pénètre chez David, remarié depuis avec Emma. Ils ont eu ensemble un bébé, Ollie.
Qui est cette fille dans leur maison ? Comment est-elle entrée ?
Je ne t’en dis pas plus, mon cher lecteur, tu as ici le début du livre.
Quand j’ai lu le roman, je n’ai pas relu la quatrième de couverture ni le communiqué de presse ; si tu le lis, je t’encourage à faire de même, le suspens ne sera que plus grand.
Tu as donc les personnages principaux : Emma, David, Tasha, Ollie et Tom, l’inspecteur. D’autres protagonistes se joindront à l’enquête, mais leur rôle est moindre.
Je ne peux pas trop t’en dévoiler, je ne le veux pas, l’idéal étant de te plonger dans ce roman sans trop en savoir.
Rachel Abbott va t’entraîner sur une double enquête même triple ; celle de la disparition de Natasha bien sûre, où a-t-elle bien pu passer ? Celle sur le corps retrouvé de la jeune inconnue ; la troisième je préfère ne rien t’en dire.
Je vais te dévoiler quelque chose, sans te spolier, cela se trouve en quatrième de couverture, la fille qui pénètre dans la cuisine de Emma et David n’est autre que Tasha.
Mais une Tasha silencieuse, en colère. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ces 6 dernières années ? Pourquoi est-elle si en colère contre son père ? Comment a-t-elle retrouvé le chemin de sa maison ? Et pourquoi ne veut-elle pas qu’on prévienne la police de son retour ?
Rachel Abbott va t’entraîner dans les profondeurs de l’âme humaine, la psychologie de ses personnages se dévoile au fur et à mesure de la lecture.
C’est le point que j’ai le plus aimé même si j’ai aussi adoré l’ambiance pesante, oppressante et glauque que l’on ressent en lisant le livre.
Je pourrais lui reprocher quelques facilités, des événements qui arrivent et que j’avais devinés, des implications des protagonistes que j’avais aussi vus arriver, mais pour autant j’ai dévoré ma lecture.
Je lis beaucoup de thriller et de polar, sans doute est-ce à cause de cela que j’avais deviné certaines choses, mais je pense que ce ne sera pas le cas de tous les lecteurs.
Des moments de tensions ponctuent le récit ; des rebondissements te serrent le cœur ou te mettront en colère.
Point positif supplémentaire, dans ce roman, ce sont les femmes qui sont fortes, je ne suis pas une féministe dans l’âme, mais ça change de lire un thriller où ce sont les hommes qui sont faibles (voire lâche, mais chut, je ne te dis rien de plus)
Comme je te le disais, ce sont les femmes qui sont fortes, Emma et Natasha sont les personnages que j’ai préférés même si j’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Tom Douglas.
Un inspecteur qui a ses failles et ses blessures, un être imparfait.
Pour ce qui est du suspens, il est maîtrisé de bout en bout ; c’est un véritable page turner ; on a envie de comprendre tous les tenants et aboutissants, tous les protagonistes du présent et même du passé se retrouvent impliqués à un moment ou l’autre de l’intrigue.
On pourrait reprocher à ce roman de ne pas être très original, les disparitions d’enfants sont un thème assez courant, mais l’écriture fluide et rythmée, les révélations qui se font peu à peu et surtout la psychologie des personnages en font un bon roman, pas le meilleur thriller, ni celui qui te fera trembler de peur même si j’ai eu le palpitant à plusieurs passages.
Il plaira aux amateurs de polar/romans psychologiques
Une grosse part de l’intrigue est aussi dédiée aux hackers, même si le sujet n’a pas été traité comme je l’aurais voulu (un peu trop fouillis) il apporte un suspens supplémentaire à l’intrigue principale.
Pour ma part, j’ai passé un bon moment, si la psychologie avait été moins développée j’aurais eu plus de mal à ne pas faire attention aux détails qui m’ont gênée, mais avec ce final haut en tension et cette ascendance dans le caractère de Tasha et Emma je lui donnerais la note finale de 15/20
Je sais que mon avis n’est pas très long, mais j’ai vraiment envie que le lecteur découvre par lui même.
Rachel Abbott te montre qu’il ne faut jamais se fier aux premières impressions et que les apparences sont souvent trompeuses.
La disparue de Noël de Rachel Abbott – traduction de Murielle Levet – Thriller, polar psychologique – 460 pages, 21.90€ -Édition Belfond, collection Le Cercle, en librairie le 2 novembre 2017
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