Je te retrouve à nouveau pour un new adult, différent de « The gravity of us » dont j’ai posté l’avis lundi, mais aussi excellent.
Je ne connaissais pas du tout l’auteure, le pitch m’avait attirée, je l’ai lu sans relire la 4e de couverture ni le communiqué de presse.
Tu as l’habitude maintenant que je plonge dans mes lectures sans trop en savoir, car j’aime me réserver la surprise, bonne ou mauvaise, et celle-ci fut oh combien bonne !
Margot est une femme de 30 ans, riche héritière, célibataire qui a monté sa propre boîte de marketing.
Dans sa famille, les femmes doivent toujours se maîtriser, sa vie est établie suivant un code, qu’il soit vestimentaire ou moral.
Quand sa meilleure amie et collègue Jaime lui parle de cette ferme dans le Michigan, Margot y voit l’occasion parfaite pour se faire oublier de la bourgeoisie de Detroit.
Elle qui est toujours maîtresse d’elle-même a pété un plomb lors d’une campagne de financement pour son père qui veut devenir sénateur.
Elle arrive à la ferme des frères Valentini sûre d’elle comme d’habitude, si Pete et Brad ainsi que Georgia l’épouse de ce dernier l’accueillent à bras ouverts Jack, lui est un bloc de glace. Il n’en veut pas de ses idées révolutionnaires ; il ne veut pas que la ferme change.
Dès le début j’ai ri avec Margot, la scène qui lui vaut de faire les potins du cercle ferme des gens huppés de détroit m’a fait mourir de rire, les réflexions qu’elle a en tête et que l’on lit en italique quand elle voit jack pareil.
Entre eux il y a une alchimie directement, deux opposés tant culturellement que niveau caractère ou social, mais, peu importe, Margot est bien décidée à ne pas se lasser démonter par ce Jack.
Jack est bien plus qu’un fermier rustre.
Il s’est engagé après le 11 septembre et est rentré avec un syndrome post-traumatique, de plus cela fait 3 ans qu’il est veuf.
Il vit dans son chalet construit dans un bois sur la propriété de la ferme ; ne quitte jamais les terres de l’exploitation.
Il n’a jamais fait son deuil, il refuse tout net d’être attiré par cette citadine.
Si tout les oppose, une chose commune les unit : leur ténacité ; lui est têtu et bien décidé à ne rien changer à sa manière de travailler, elle est obstinée et butée, elle a décidé qu’elle allait lui montrer qu’une citadine pouvait travailler à la ferme et apporter du bon.
Les premiers pas de Margot à la ferme sont hilarants, surtout la scène dans le poulailler, son ignorance et sa peur m’ont fait rire, mais on peut lui accorder qu’elle n’a pas peur de se salir les mains et de travailler.
Si on rit avec ces scènes burlesques, on a le cœur serré avec Jack, il est attiré par Margot, de plus en plus, au fur et à mesure qu’il la côtoie ; ce qui ne fait qu’accentuer sa culpabilité envers sa femme défunte, ses angoisses et, hélas c’est Margot qui en fait les frais.
Pour l’éloigner de lui, il est grossier et méchant.
Il se sent responsable de la mort de sa femme, il refuse de croire qu’il mérite une seconde chance.
Il m’a complètement fait fondre quand il se rend sur la tombe de Steph, sa femme, ou quand il explique à Margot des choses qu’il n’avait jamais dévoilées à personne pas même à ses frères.
On a envie de le secouer ; de les voir réunis, mais le chemin de la guérison de Jack est encore long et il n’est pas prêt du tout…
J’ai adoré ce roman que j’ai dévoré.
J’ai tout aimé :
– Les émotions que j’ai ressenties le rire, la colère, la peine, les papillons dans le ventre.
– L’écriture fluide et rythmée ainsi que la double narration donnant les réflexions et pensées de Jack et Margot.
– L’auteure mêle à merveille la comédie et les sentiments profonds.
– La psychologie des personnages, principaux comme secondaires.
– Les héros de ce roman : Margot qui même si elle devient d’une famille riche n’est pas snob du tout. Elle est simple, serviable, empathique, pétillante et aimante.
Jack lui est un ours au cœur de guimauve, il est dur avec ses frères et Margot, mais tellement tendre avec son neveu de 1 an.
J’ai aimé aussi les frères de Jack même s’ils n’apparaissent que peu dans ce tome 1 et j’ai adoré Georgia la belle-sœur de Jack, sa confidente.
Une très belle romance avec des moments sexy et torrides, des moments d’émotions et de réflexions profondes sur le deuil et le poids de la culpabilité, le syndrome post-traumatique des soldats rentrés d’Irak, la souffrance, le pardon.
J’ai aussi vraiment aimé l’ambiance de la ferme, cela m’a rappelé mon enfance.
J’ai aussi apprécié l’attention toute particulière que met Mélanie Harlow sur la difficulté des petites exploitations agricoles, sur les légumes bio et sa production.
En bref, une très belle romance, émouvante, poignante.
Un new adult qui change avec cette aventure à la ferme.
Au moment où tu lis cette chronique, j’ai déjà lu le second tome ; tu auras mon avis mardi ☺☺
Happy crazy love, tome 1 : Si nos chemins se croisent de Melanie Harlow – Traduction Fabienne Vidalet -New Adult, New romance – 340 pages, 17€ – Édition Hugo, collection New romance, en librairie le 9 novembre 2017
0