Bonjour, cher petit lecteur, aujourd’hui on va parler romance. J’ai découvert par hasard le premier tome de la saga The Element de Brittainy C.Cherry, mon dieu quelle révélation ce fut ; je n’avais jamais lu, à part Colleen Hoover, une auteure qui arrive à mettre autant de sentiments dans ses mots. De plus, écrire des livres ayant pour thème les quatre éléments était original. Crois-moi, dans chacun des livres, l’élément est vraiment bien représenté. Nous terminons cette saga avec l’air. Si tu ne les as pas encore lus, mais qu’attends-tu ? Ils peuvent se lire indépendamment, mais crois-moi une fois découvert, tu voudras lire tous les autres.

« L’amour. Le sentiment qui pousse les êtres à la fois à s’élever dans les airs et à s’écraser au sol. »
 
Avec ce quatrième tome, l’auteure m’a fait planer, cela tombe bien puisque l’on parle de l’air ^^, je n’ai pas reposé mes pieds sur terre avant de l’avoir terminé et comme d’habitude je l’ai commencé et je n’ai pas pu le déposer avant de l’avoir fini.
Lire Brittainy C.Cherry c’est vous glisser dans une bulle, plus rien n’existera autour de vous.
« L’air au-dessus de moi, la terre au-dessous, le feu en moi, l’eau tout autour »
Dans ce tome, nous allons suivre Lucille et Graham.
Si Lucille est la lumière Graham, lui est la noirceur, si Lucy est le soleil Graham est la nuit.
Lucille ou Lucy, son diminutif, a deux sœurs, c’est la plus jeune de la famille, leur mère est décédée, Lucy lui a promis de toujours veiller sur ses sœurs : Lyrik et Mari.
Mari et Lucy sont très liées, sœurs et meilleures amies, Lyric, elle, est différente de la fratrie, leur mère les a toujours poussées à accomplir leurs rêves.
Elle a vécu sa vie comme elle l’entendait, elle profitait de chaque instant de la vie. Cela ne convenait pas à Lyric qui avait besoin de stabilité.
Mari et Lucy vivent ensemble depuis que Mari est tombée malade.
Elles réalisent un de leurs rêves en ouvrant une jardinerie « Les jardins de Monet ».
C’est en allant livrer des fleurs pour des funérailles que Lucy rencontre Graham.
Graham est un célèbre écrivain de thriller, son père était lui aussi écrivain, c’est la première fois qu’elle va rencontrer Graham, mais pas la dernière, car il est marié avec Jane ; Jane qui n’est autre que Lyric, la sœur qui n’a plus donné signe de vie depuis des années à ses sœurs.
Ce n’est pas la seule surprise, Lyric est enceinte.
Je ne vous en dis pas plus sur le pitch, mais sache, chez lecteur, que Lucy sera amenée à côtoyer très souvent Graham et Talon, la fille de Graham et Lyric.
Tu ne me vois pas là, mais si tu savais comme j’ai envie de te raconter la suite, comme j’ai peur de ne pas trouver les mots justes pour exprimer le profond amour que j’ai pour ces livres.
Tu vois ce qu’est un coup de cœur absolu ? Et bien celui-ci l’est.
Je t’ai dit que le premier tome était mon préféré, mais les protagonistes de celui-ci sont ceux que je préfère. J’ai adoré leur dualité, leur opposition complète.
Je ne peux pas dire que Graham m’a de suite embarquée comme les trois héros masculins des opus précédents, mais au fur et à mesure de ma lecture j’ai compris son âme ténébreuse, ses raisons.
Il faut dire que Brittainy C.Chetry t’aide en écrivant quelques flashs blacks sur l’enfance de Graham.
Quand tu auras compris combien il a souffert, tu comprendras ses réactions.
Pourquoi il ne parle pas ou peu ; pourquoi cet écrivain de talent a tant de difficultés avec les relations humaines, pour quoi ses romans ne se terminent jamais bien, pourquoi il est si renfermé, pourquoi il peut être si dure en parole.
Pourquoi il ne montre aucune émotion, ni joie, ni tristesse ?
Il se contrôle tout le temps peu de personnes arrive à percer sa carapace, lisent à travers ses yeux à part Oliver son professeur, mentor, correcteur et meilleur ami.
Je dis toujours que les yeux ne mentent pas ; les regards me fascinent, j’y vois, la personne et ce qu’elle cache ; avec ce roman je suis servie, car pour comprendre Graham il faut regarder ses yeux.
« En fait, il y a un truc à savoir quand on a affaire à Monsieur Russel : il ne dit pas grand chose avec sa bouche, mais il raconte des histoires entières avec ses yeux. Si vous l’observez de près, ses yeux vous raconteront en détail tout ce qu’il ressent. En réalité c’est un livre ouvert si vous apprenez à lire son langage (…) 
Lucy quant à elle c’est tout le contraire, elle est joyeuse, excentrique, pétillante, elle offre ses émotions comme ses fleurs, elle rit, elle parle, elle sourit, danse à la vie, elle a le cœur sur la main. Elle ferait tout pour protéger ceux qu’elle aime n’hésitant pas à se mettre de côté quand elle juge qu’elle est de trop même au détriment de ses sentiments.
Un peu hippie, original ce n’est pas une personne quelconque.
C’est une personne lumière comme on dit (je ne sais pas si l’auteure l’avait exprès, mais Lucie en grec veut dire lumière, je le sais c’est le prénom de ma fille et non pas le mien comme on le croit souvent haha.)
Je l’ai aimée immédiatement.
Comme j’avais envie de la protéger du monde extérieur, comme j’ai aimé son pot à pensées négatives chaque fois qu’une pensée négative survient elle met une pièce dans un bocal et un jour elle ira avec sa sœur Mari visiter les jardins de Monet à Giverny.
Comme j’ai aimé sa nature, sa façon d’être et de penser. Sa manière d’agir.
Comme j’ai aimé sa relation à la nature et sa manière de faire son deuil en plantant un arbre qui donne la vie.
Un arc-en-ciel au milieu des ténèbres de Graham.
Tu te doutes bien, cher lecteur, qu’il va y avoir une histoire d’amour entre ces deux-là, mais tu devras t’armer de patience, car l’auteure développe beaucoup plus la psychologie de ses protagonistes dans cet opus.
Elle sonde leurs âmes, elle t’emmène en apesanteur regarder de là-haut ses personnages réfléchir, penser, interagir ou pas.
Tu n’as envie que d’une chose : consoler l’un et l’autre, car quand Graham va commencer à te montrer ses failles c’est un tsunami d’émotion qui va t’emporter Graham porte des chaînes, de lourdes chaînes qui l’empêche de s’envoler, de vivre tout simplement, Lucy va lui apprendre à voler. Si Lucy aide Graham à se détacher de ses chaînes Graham, lui va aider Lucy à vaincre la gravité et poser ses pieds au sol.
« C’est une bonne chose qu’elle et moi gérions les choses de façon différente. Elle portit son coeur en écharpe, alors que le mien était bouclé par des chaînes métalliques tout au fond de mon âme »
Non pas qu’elle est trop rêveuse, mais elle n’a tout simplement pas encore trouvé son foyer, celui qu’elle n’aura plus jamais envie de quitter.
Que dire de la petite Talon (à part son prénom que je n’aime pas ^^) cette enfant va aider son père à comprendre ce qu’est le vrai amour, le lien charnel, elle rayonne sur sa vie, avec elle il n’est plus cet être hostile, avec elle toutes les barrières tombent.
« Ce qu’il y a de plus dur dans la vie, c’est de voir une personne que vous chérissez marcher tout droit dans le feu alors que vous ne pouvez rien faire d’autre que rester planté là, à la regarder se consumer »
Brittainy C. Cherry aborde des thèmes pertinents et importants dans ce roman notamment le deuil, la peur de l’abandon, la fratrie, la famille de cœur, la maladie, l’homosexualité, la prénatalité, la vie fragile, que tout peut basculer d’un jour à l’autre.
Que l’argent ne fait pas le bonheur et que la vie n’est pas qu’un vaste champ de fleur.
Que dire de son écriture, vu le nombre de post it et de citations que je te mets ici tu le comprends de toi-même, une écriture poétique, des mots qui entrent au plus profond de ton cœur, qui te brisent ou te réconfortent avec toujours cette faculté à garder son fil rouge des éléments ici, l’air ainsi que sa justesse dans le poids de ses mots, elle n’en fait ni trop peu ni pas assez.
Une écriture descriptive et encore le mot n’est pas celui que je voudrais, elle te fait ressentir chaque émotion vécue par ses personnages et crois-moi elle ne les épargne pas, mais comme dans chaque tome elle te chuchote à l’oreille que, même quand tu penses que tout est perdu il y a toujours de l’espoir, que la vie s’est aussi apprendre à tomber et à se relever.
On alterne les points de vue des protagonistes, un chapitre c’est Graham le narrateur, Lucy le suivant, un procédé qui te permet d’entrer pleinement dans les pensées les plus secrètes des personnages.
« (…) Il aimait le monde. Il aimait les failles du monde, il aimait les erreurs du monde, il aimait les stigmates du monde. Il croyait dans la beauté de la douleur et en la gloire des lendemains qui chantent. »
C’est bouleversant, poignant, haletant, mais surtout authentique, tu sens les tripes de l’auteure dans ses livres et celui-ci ne fait pas exception.
J’ai frissonné, j’ai pleuré et j’ai ri.
J’ai ressenti les quatre éléments : l’eau en pleurant, le feu avec la colère, l’air en flottant dans ma bulle le temps de la lecture et enfin la terre en refermant ce livre en revenant dans la réalité.
En bref, une histoire d’amour intense, où tout n’est pas joué d’avance, si tu as peur des scènes de sexe ; ne crains rien ; pas de ça dans cet opus, une seule et très soft, belle au point d’en pleurer vous comprendrez pourquoi si tu le lis.
La devise de ce roman qui est Maktub : tout est écrit rien n’arrive au hasard te fera réfléchir.
« Maktub (…) ce mot, qui signifie « c’est écrit », était tatoué sur nos deux poignets. Rien n’est dû au hasard, chaque événement, aussi douloureux soit-il, arrive exactement comme le destin l’a voulu, certaines histoires d’amour étaient prévues pour durer toute la vie, d’autres juste pour une saison » page 11
The element, tome 4 : The gravity of us de Brittainy C.Cherry – new adult – 400 pages, 17€ – Édition Hugo, collection New Romance – En librairie le 2 novembre
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