Dis-moi que tu mens est un thriller psychologique, ne vous attendez pas à ce que l’action ou les rebondissements soient présents, car ce n’est pas le cas.
C’est tout en description, l’auteure nous explique les personnalités des protagonistes, de l’intrigue principale et secondaire, elle plante le décor, MAIS elle m’a eut, je n’ai pas douté un seul instant du final même si au début notre antihéros Paul le sous-entend mes soupçons ne sont portés sur une tout autre personne.
Nous suivons donc Paul, l’antihéros par excellence, il est misogyne, sexiste, dragueur, égocentrique et surtout c’est un menteur pathologique.
 Il a eu du succès en tant qu’auteur à l’âge de 20 ans, mais depuis il n’a plus rien écrit de valable.
À 42 ans il ne possède rien, il vit dans un appartement de connaissances parties en vacances, il invente, trouve des excuses, c’est le roi de la débrouille. Jusqu’au jour où il rencontre par hasard Andrew, un ancien copain de fac, celui-ci l’invite chez lui pour un souper.
Paul y rencontre Alice, une veuve de son âge dont il se dit qu’il pourrait bien tirer parti.
Il arrive à ses fins puisque celle-ci l’invite pour un séjour en Grèce dans sa maison, elle y retourne pour l’anniversaire des 10 ans de la disparition de Jasmine, une disparition, dont Alice, n’arrive pas à oublier, elle continue d’enquêter.
Dans cette villa non loin de Pyros il y a Andrew, Luna et leurs enfants, Alice et ses 3 enfants et Paul. Plus tard ils sont rejoints par les parents de Jasmine.
Tout au long du livre je m’attendais à ce que Paul soit pris en flagrant délit de mensonge, il m’était vraiment antipathique, puis de plus en plus j’ai compris qu’il avait souffert d’harcèlement scolaire et que s’inventer un monde, une belle situation était un gros manque de confiance en lui, ce qu’Andrew, meilleur ami d’Alice a très bien compris, il n’arrête pas de lui lancer des piques, de se moquer. Luna, elle le console.
Puis je voulais aussi savoir les raisons de la disparition de Jasmine et celle cette année-là de la jeune fille violée.
Mes soupçons se portaient sur un des personnages de la villa, mais je n’ai rien vu venir, ce n’est absolument pas la personne à laquelle j’aurais pu croire. L’auteure nous fait un de ces twists à la fin.
Sans être un coup de cœur, c’est un bon thriller psychologique, à lire si vous aimez la lenteur, les descriptions (pas toujours utiles), je lui reproche quelques longueurs à certains passages.
Le rôle de Paul, cet antihéros est parfait, un personnage que l’on déteste d’emblée et pourtant ce n’est pas lui le plus menaçant dans cette histoire.
Dis-moi que tu mens de Sabine Durrant – Thriller psychologique – 416 pages, 16.90€ – Préludes Éditions, collection Préludes noir – Paru le 3 mai 217
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