Qu’est-ce que le Throwback Thursday livresque ? Un rendez-vous que Bettie Rose Books a crée en 2016 pour permettre à chacun de partager une lecture ancienne ou plus récente au choix, mais toujours sur un thème très vaste.
Rien à voir avec le TTT qui lui demande 10 livres et parle parfois au futur.
Non le Throwback comme son nom l’indique, invite à se replonger dans nos plus jolis souvenirs livresques.
Toutes les semaines Bettie Rose Books propose un thème, cette semaine c’est :

Immédiatement, encore cette semaine, plusieurs livres me sont venus en tête : par amour de Valerie Tong Cuong, Le chant du rossignol de Kristin Hannah et d’autres encore mais j’ai choisi mon top one de 2017

Le résumé :

Adam a découvert en France un endroit où l’on peut tuer sans conséquences. 
Engagé dans l’humanitaire pendant la guerre en ex-Yougoslavie, puis lieutenant à la section Enquête et Recherche de la police judiciaire du 93 depuis dix-huit ans, Olivier Norek est l’auteur de trois romans largement salués par la critique et traduits dans plusieurs pays, ainsi que le lauréat de nombreux prix littéraires. 
Après Code 93, Territoires et Surtensions, il nous invite dans un monde Entre deux mondes que nul ne peut imaginer, où se rencontrent deux inspecteurs que tout semble opposer et qui devront unir leurs forces pour sauver un enfant. 

Mon avis en bref :

Olivier Norek joue avec les émotions, mais pas au détriment de l’intrigue.
Vous serez révoltés, écœurés, nauséeux, vous aurez envie de hurler à l’injustice, de crier non à cette indifférence.
On suit les hommes dans leur côté sombre, on s’attache à chacun d’eux, car tous sont des êtres humains.
On lit l’horreur, l’indicible commis par des hommes qui sont devenus pires que des animaux ; dans cette jungle comme dans toutes les jungles, c’est la loi du plus fort.
Des passages traumatisants, mais aussi l’espoir, l’espoir que tout homme n’est pas foncièrement mauvais, des moments beaux, mais aussi forts en émotion, car justement il vous montre la beauté, la bonté au milieu de toute cette noirceur.
L’intrigue est là ; les rebondissements aussi, mais ce qui ressort en premier de ce livre c’est le social ; l’émotion, l’humanité dans ce qu’elle a de plus horrible et dans ce qu’elle a de plus beau.
L’auteur n’aurait pas pu écrire ce roman s’il n’était pas lui-même plein d’empathie.
Il n’aurait pas pu écrire non plus aussi juste sans se rendre sur le terrain et tenter de comprendre les enjeux des deux côtés de la barrière.
Je vous le disais, il aurait pu se casser les dents sur un sujet aussi sensible, mais bien au contraire c’est un livre à mettre dans toutes les mains ; que vous lisiez du polar ou non.
Ce livre m’a profondément marquée je ne pourrai jamais l’oublier.
Et puis, au risque de me répéter : n’allez pas toujours chercher du côté anglophone ; les auteurs français ont un talent incroyable.
Le lien de l’avis complet :  ici 
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