Never Sky de Veronica Rossi 
Young Adult / dystopie
389 pages 
Edition Nathan 
15,58 €

Aria, 17 ans, a grandi dans une immense Capsule. Comme tous les Sédentaires, elle passe ses journées dans des mondes virtuels, à l’abri du danger. Mais un jour, accusée d’un crime qu’elle n’a pas commis, Aria est bannie, abandonnée en pleine nature ravagée par les tempêtes d’Éther. Sa seule chance de survie apparaît alors sous les traits de Perry, un chasseur aux cheveux hirsutes et à la peau tatouée. Malgré la terreur qu’il lui inspire, Aria n’a d’autre choix que de lui proposer un marché… qui va bouleverser leur vie à jamais.


Bannie de l’univers protégé de Rêverie, Aria, 17 ans, sait que ses chances de survie à l’extérieur sont minces : sur les terres de l’«Usine de la Mort», des orages électriques grondent, l’air semble irrespirable et des cannibales rôdent. Mais Aria croise le chemin de Perry, un Sauvage. Il est sombre, il est hostile mais il est son seul espoir de rester en vie. Chasseur aux sens sur développés, très adapté à ce monde du dehors, Perry ne voit en Aria qu’une fille fragile, comme toutes les Sédentaires. Elle est cependant, peut-être, celle qui pourra l’aider.

Les dystopies sont un genre que j’affectionne particulièrement pour celle-ci je ressors de ma lecture avec un avis plutôt mitigé.

Parlons tout d’abord des côtés positifs :

Le concept de l’univers créé par Veronica Rossi est très intéressant, un monde composé de capsules au sein desquels vivent « les sédentaires » , un monde où ils ne connaissent ni la maladie ni la faim où l’ennui est comblé par des domaines qu’ils peuvent créer quand ils le veulent et vivre de formidables aventures .
En dehors de ces cloches le monde extérieur est devenu dangereux et même toxique , la famine, les guerres de territoires, les tempêtes d’Ether sont le lot quotidien des « étrangers » , des personnes qui lors de « l’unification » n’ont pas eut le temps de se réfugier dans les capsules.

J’ai aimé l’opposition entre ces 2 mondes, celui d’Aria où tout semble idyllique et celui de Perry un monde dévasté mais où les gens essayent de survivre malgré tout les dangers qui les entourent.
Ce qui m’a séduit ce sont les dons particuliers que « les étrangers » aux dômes ont développés, des dons autour des 5 sens, certains ont une vue extraordinaire, d’autres peuvent tout entendre, certains même peuvent sentir les émotions. Cet aspect original enrichit le roman de Veronica Rossi.

Du côté des personnages j’ai apprécié l’antagonisme entre les 2 héros, nous avons Aria, au départ jeune fille craintive, habituée à son confort , elle se révélera au fur et à mesure du roman , elle deviendra de plus en plus forte en apprenant à vivre à l’extérieur, rappelez-vous dans son monde tout est virtuel, des rayons du soleil aux petits cailloux, l’évolution de ce personnage est fluide, si au départ elle m’énervait je me suis finalement attachée à cette petite.
Nous avons en complète opposition Perry, un jeune homme fort, viril, il vit dans l’ombre de son frère aîné chef de clan, sous cette carapace d’homme courageux se cache une grande sensibilité, il fait tout ce qu’il est lui est possible pour son neveu, quitte à s’attirer des ennuis , on sent de profondes meurtrissures chez ce personnage, on comprendra ses différentes facettes au fur et à mesure de la lecture.
C’est un personnage que j’ai aimé de suite et qui reste mon personnage préféré.
Les autres protagonistes sont très bien construits, que cela soit Roar, le meilleur ami de Perry qui apporte une touche d’humour et de légèreté au roman ou que cela soit Cinder ce jeune garçon mystérieux au don particulier.

Du côté de l’écriture : on alterne les chapitres du point de vue d’Aria et de Perry, la plume de l’auteure est agréable, son style est léger , elle retranscrit parfaitement les émotions, décrit les ambiances avec brio .
J’ai aimé la progression qu’elle donne aux caractères des personnages .
 L’auteure à travers son roman fait véhiculer de belles valeurs , l’abnégation, la force, le courage, la différence.
L’auteure pousse à la réflexion notamment du point de vue bio-éthique ou sur le fait qu’à l’heure actuelle nous passons beaucoup de temps dans le virtuel, n’est-il pas temps de nous poser la question qu’un retour à la vie réelle est nécessaire ?
Je m’avance peut-être de trop en disant cela mais le monde qu’elle nous dépeint n’est-il pas un monde qui pourrait nous arriver dans un futur lointain si nous continuons à utiliser les réserves de notre planète comme nous le faisons ?

Qu’est-ce que je n’ai pas aimé alors me direz-vous ?

J’ai trouvé le début du roman un peu confus, il faut une bonne centaine de pages pour commencer à appréhender l’univers de Never Sky, l’auteure a choisi de commencer directement l’action sans que le lecteur ait toutes les clés en main pour comprendre l’environnement des personnages, je me suis sentie perdue en début de livre.
Certains aimeront les doutes que laisse planer l’écrivain, d’autres en seront gênés comme moi.
Ensuite j’ai trouvé les chapitres inégaux, certains avec beaucoup d’informations et de rythme puis d’autres plus lent qui coupait un peu mon élan.
Il m’a fallu attendre les 2/3 de ce premier tome pour entrer véritablement dans l’histoire et à ce moment ne plus avoir envie de le lâcher pour connaître la fin, malheureusement la fin…je reste sur ma faim, je l’ai trouvé un peu bâclée, les derniers chapitres montants crescendo je m’attendais à une fin explosive mais ce ne fut hélas pas le cas. Un peu comme un soufflé qui serait retombé… .

Pour conclure je dirais que c’est une histoire intéressante avec des personnages pleins de contradictions au sein d’un univers inquiétant, un livre qui plaira au plus grand nombre

Malgré un bilan mitigé j’ai quand même envie de voir où va nous mener le second tome, j’espère que j’aurai des réponses à mes questions.

A bientôt

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