Sept jours de bonheur absolu. Puis, il disparaît…
Un suspense amoureux à couper le souffle.
Lorsque Sarah rencontre Eddie, son monde bascule. Ils sont faits l’un pour l’autre, elle en est certaine. Les jours qu’ils passent ensemble ressemblent à un rêve et Sarah a le sentiment que sa vie débute enfin. Quand Eddie, également fou amoureux, part à contrecœur pour un voyage prévu de longue date, tous deux se quittent en sachant qu’ils se reverront très vite.
Pourtant, quelques jours plus tard, Eddie n’a toujours pas donné de signe de vie. Le portable de Sarah reste désespérément muet. Refusant d’écouter ses amis qui lui conseillent de passer à autre chose, Sarah met tout en œuvre pour comprendre la raison de ce silence.
Elle ne sait pas encore que l’explication qui se dessine peu à peu la bouleversera au plus profond de son être. Une chose qu’elle ne peut maîtriser les sépare irrémédiablement, la seule qu’ils n’ont pas partagée : la vérité.

Je défie quiconque de pouvoir deviner la beauté qui se cache derrière la quatrième de couverture.
Cela ne va pas être une chronique facile à écrire, car je vais devoir taire énormément d’aspects et de personnages pour que toi aussi tu sois pleinement surpris en lisant ce roman qui est un véritable petit bijou littéraire bien loin de la banale histoire d’amour à laquelle on peut penser.Je voudrais avant tout, une fois n’est pas coutume, te parler du talent d’écriture de Rosie Walsh
Elle m’a scotché.
Oui, tu as raison, ce n’est pas très français, mais je n’ai pas d’autres mots.
J’ai été ébahie par les révélations, j’ai eu le pouls rapide tout au long du roman tellement le suspens est fort et si le suspens est prenant que te dire des émotions et des thèmes abordés.
Avec quelles extrême douceur et sensibilité elle aborde le deuil, la fratrie, la dépression, l’anxiété, la fécondation in vitro, la maladie chez l’enfant, mais surtout le pardon.
Le pardon qui est impossible à s’accorder tellement pétri de culpabilité et le pardon qu’on accorde à la personne qui a ruiné votre vie.
Une vie réduite à néant un jour 19 ans plus tôt.
Rosie Walsh a aussi cette faculté à te faire croire en quelque chose et te gruger complètement.Ce livre, mon cher lecteur c’est une poupée russe.
Tu soulèves un couvercle pour lire un nouveau thème qui va t’emmener dans un labyrinthe.
Rosie Walsh elle, elle sait le chemin que tu vas emprunter, humain que nous sommes elle sait qu’on va tomber dans son piège, mais ce piège est en fait un cadeau, une merveilleuse leçon de reconstruction.
Un chemin lent, sinueux en pleine campagne, des tunnels de cerfeuils sauvages, la campagne anglaise et la Californie.C’est aussi une réflexion profonde sur le sens de l’expression « se sentir chez soi » c’est enfin que la vie est faite de choix, que l’on a toujours le choix même si la décision est là plus difficile que tu prendras, choix que tu ne fais pas parce que tu as peur ou que ton train-train quotidien est rassurant, couvercle de marmite que tu ne soulèves pas sinon tout ce que tu y as enfui t’exploseras au visage, lettre jamais ouverte, car tu ne veux pas y lire la vérité celle dont pourtant tu as conscience, mais où tu préfères te dire que tu es très bien comme tu es.

Je sais que tu as l’impression que ma chronique est déconstruite, que tu ne sais même pas de qui on parle, je vais t’en toucher quelques mots.
Il y a Eddie et Sarah : le coup de foudre, une semaine de rêve hors du temps puis chacun doit reprendre sa vie et un brusque silence.
Eddie a disparu de la surface de la Terre.
Pourquoi ? Un accident ? Ou Sarah s’est-elle trompée sur ses sentiments comme Jo et Thommy ont l’air de le penser.
Il y a aussi Ruben, Jennie, Javier, Carole, Alex, Rudi, Hannah, Alan, Martin et Kaia.
Je ne te dirai rien sur eux, ils ont chacun leurs histoires qui s’entremêlent à celle de Sarah et Eddie.
Sarah Walsh a créé des êtres profondément humains abordant à travers eux les thèmes cités plus haut, mais aussi le divorce et le harcèlement scolaire.
J’aimerais tant te dire qui est qui, mais je ne peux vraiment pas.
Juste te dire que bien que cela soit dramatique, poignant que j’ai eu le cœur déchiré Rosie Walsh fait surgir beaucoup de lumière de ces ténèbres. De la lumière et de la sagesse.
Elle embarque ses protagonistes en pleine tempête, un tsunami d’émotion qui ravage tout sur son passage jusqu’à l’apaisement.
Tu n’entends plus que le vent, les oiseaux, le souffle chaud du soleil.

Un roman brillant et lumineux beaucoup plus profond et intime que l’on ne pourrait penser.
Un livre qui te happe dans ses pages pour ne plus te lâcher jusqu’à la dernière ligne.
Suspens, récit de vie, magnifique et tragique romance, oui elle peut être les deux en même temps.
Roman ancré dans son temps, Rosie Walsh avec toujours beaucoup de bienveillance, d’esprit et d’humour, te donne à lire un roman sur la résilience, le pouvoir de la guérison et tellement plus d’aspects que je suis obligée de taire.

En bref
Crois-moi sur parole ce livre est une merveille qui plaira au plus grand nombre, car il est inclassable c’est un roman contemporain, mais le classer en romance serait réducteur et en suspens pareil.
C’est aussi presque un roman de développement personnel à certains moments, car tu réfléchis à ta propre vie.
Le destin est parfois bien cruel de te faire toucher du bout des doigts le bonheur, le vrai, le pur pour ensuite te l’enlever et te plonger dans un terrible cauchemar dont tu ne réveilleras pas indemne.
Attention, malgré ce que je te dis c’est tout sauf un roman qui est là pour te faire pleurer ; c’est un livre empreint de sincérité. De réalisme.
Tranche de vie avec des personnages qui auront un rôle déterminant à certains instants.
Justesse, pudeur, poésie, secrets de famille du moins des mots qu’on ne prononce plus, suspens et fortes émotions au rendez-vous.
Méfie-toi, l’auteure te réserve plus d’une surprise. Bonne ou mauvaise.

Je m’arrête là et je referme à regret ce livre sur Eddie et Sarah, je pense au mouton, à Derek l’écureuil et au porteclé souricette (drôle de coïncidence n’est-ce pas)

Coup de cœur, tu l’as compris, je crois


❦ Les jours de ton absence ❦ roman de : Rosie Walsh ❦ traduction de Caroline Bouet ❦ 400 pages ❦ Édition Les Escales, le 3 mai (lu en juillet)  

 

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