Le protectorat de l’ombrelle, tome 1 : sans âme 
de Gail Carriger
Steampunk/ Urban Fantasy
Edition Orbit, janvier 2011
16.75 € 
Miss Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales.
Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?
Me voilà avec quelques jours
de retard avec ma chronique du premier tome du Protectorat de l’ombrelle :
«  Sans âme »
Nous suivons les aventures d’Alexia
Tarabotti, à l’ère Victorienne, pour la bonne société de Londres elle cumule
les défauts : vieille fille , née d’un père italien et donc à la peau
basanée, elle possède un caractère bien trempé, elle n’a pas sa langue dans sa
poche, adore s’instruire, si elle respecte la plupart des convenances elle n’a
qu’une seule amie, les autres femmes l’ennuient avec leurs cancans incessants mais
ce n’est pas tout , elle possède en plus le pouvoir peu commun d’être née sans
âme. Elle a la capacité d’annuler les pouvoirs de tous les autres êtres
surnaturels amenés à la toucher.
Dans le monde d’Alexia les
loups-garous, vampires et autres êtres évoluent parmi la société, ils vivent en
caste et sont représenté au pouvoir.
Dans ce premier tome, Alexia
se fait agresser lors d’un bal, elle s’était retirée dans la bibliothèque afin
de déguster un encas quand un vampire, qui n’avait pas l’air de savoir à qui il
avait à faire, lui saute à la gorge, bien mal lui a pris, Alexia le tue avec
son ombrelle, c’est là que Lord Maccon entre en scène, chef du BUR ( bureau des
registres des non naturels) il se doit d’enquêter sur ce vampire sorti de nulle
part, totalement désorienté et ne semblant appartenir à aucune ruche ( caste
des vampires) . Loup garous alpha, notre héroïne et lui ne s’entendent pas
beaucoup (c’est peu dire) et pourtant ils devront collaborer afin de résoudre
cette affaire, même si l’alpha lui demande de rester en dehors de son enquête
Alexia n’a pas dit son dernier mot, elle essayera de comprendre par elle-même ce
qu’il a bien pu se passer avec ce suceur de sang, elle se retrouvera malgré
elle dans des situations guère plaisantes.
L’intrigue du roman réside
autour de cette enquête, des vampires errants seuls, des loups-garous disparus,
 quelque chose se passe à Londres mais
quoi ?
L’auteure nous emmène à
travers les rues de Londres afin de résoudre cette énigme en compagnie de nos
héros. Ils forment un duo étonnant, chacune de leur rencontre est explosive,
Lord Maccon étant Alpha et Alexia n’étant pas décidée à se laisser dicter sa
conduite autant vous dire que les échanges sont explosifs.
Même si j’ai eu un peu de
mal à me faire à l’écriture, passé 100 pages je n’y ai plus fait attention, l’univers
est très intéressant que ce soit le côté steampunk ou les différentes castes
qui régissent cette société. Tout est très bien expliqué sans trop de détails,
cela semble couler de source. L’humour est présent grâce en grande partie à Alexia,
un humour second degré que j’adore.
L’auteure a fait de ses protagonistes
des personnages très typés , pour les principaux comme pour les secondaires, n’hésitant pas à accentuer leur traits de
caractères, que ce soit pour sa mère et ses deux sœurs qui ne jurent que par les
robes, mondanités et la fortune que pourrait leur apporter un bon mariage, que pour
sa meilleure amie Ivy un peu naïve avec ses chapeaux ridicules, que pour son
ami vampire, Lord Akeldama, être peu banal avec ses manières et son
amour des dentelles.
Tout ce petit monde se côtoie
sans que cela détonne, tout est cohérent, on pourrait reprocher peut-être une
intrigue banale mais grâce à la richesse des lieux, l’humour, les
rebondissements, l’originalité de l’écriture, l’évolution de la relation entre
Lord Maccon et Alexia on ne s’ennuie pas, peut-être au début car on ne comprend
pas très bien les tenants et aboutissants mais une fois passé ce cap il est
difficile de reposer son livre.
Du côté de l’écriture Gail Carriger
a une plume agréable tout en étant peu commune, elle opère un savant mélange entre vocabulaire de l’époque et contemporain,
on y retrouve les ingrédients habituels : romance, action, humour mais
toujours avec cette touche d’originalité.
Une belle découverte, lu
dans le cadre du challenge 1 an / 1 genre, je lirai la suite même si ce ne sera
pas une de mes sagas préférées.
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