La veille de Noël, Arthur Kipps a 49 ans ; comme chaque
année, sa famille se retrouve autour du feu, tentant de se faire peur en se
racontant tout à tour des histoires de fantômes. Quand vient son tour, Arthur,
très tendu, sort en trombe de la pièce.
Notre héros décide, afin de se
libérer du poids du passé, d’exorciser ses peurs en les couchants sur papier.

Jeune notaire de 23 ans, il fut envoyé à Crythin Gifford pour régler la
succession de Mrs Drablow. Celle-ci vivait dans un manoir bordé de marais, coupé
du monde dès que la mer monte, établi sur une presqu’île, éloigné de tout,
accessible seulement quelques heures par jour à marée basse.

Le
lendemain de son voyage de Londres vers ce village du bord de mer, Arthur se
rendit aux funérailles de la vieille dame. C’est lors de cette cérémonie qu’il
vit pour la première fois la mystérieuse dame en noir.

Arthur séjournera
dans ce village afin de trier les papiers de la défunte mais, aussi pour
découvrir qui est cette dame au visage émacié qu’il aperçut par plusieurs fois
aux abords du manoir, il essayera de comprendre quels sont ces phénomènes
étranges qui se produisent à chaque fois qu’elle apparaît.

Livre court
(217 pages) mais dense, Susan Hill nous embarque dans le récit grâce aux
nombreuses descriptions, l’auteur joue sur les couleurs, elle décrit
merveilleusement les changements de temps, d’état d’esprit de notre héros ; ces
descriptions n’alourdissent pas le livre, elles permettent de rendre
l’atmosphère qui règne autour de ce village. L’auteur restitue l’ambiance de
l’époque, l’utilisation de la première personne nous embarque un peu plus
encore, nous sommes Arthur Kipps, nous sentons ses peurs, sa détresse, son
effroi ou sa tristesse.

La plume de l’auteur est poétique et limpide, le
vocabulaire est recherché mais pas compliqué.

L’histoire est intrigante,
sombre et mystérieuse. L’intrigue est bien menée, l’auteur cultive le mystère
qui plane autour de cette dame en noir.
Même si dès le début on sait de
quels sujets le livre va traiter, l’auteur arrive à nous tenir en haleine page
après page. L’inquiétude monte au fil de la lecture avec des pics de tension ;
elle réussit à nous surprendre jusqu’à la fin.

Il est à regretter que
cette fin, justement, ne soit pas plus développée, le livre nous emporte et nous
sommes brusquement stoppés, c’est un peu déstabilisant mais en même temps le
lecteur reste sur l’effroi de l’évènement. Il manquerait peut-être une centaine
de pages supplémentaires pour que nous soyons totalement rassasiés.

Ce
roman n’est pas un chef-d’œuvre comme l’indique la quatrième de couverture, ne
vous attendez pas à un thriller ce n’en est pas un. Nous sommes dans un récit
fantastique, sur une ambiance victorienne ; rondement mené par l’auteur, la
force de ce livre réside plus dans l’atmosphère qu’il dégage que dans l’histoire
en elle-même.
Cette œuvre tient ses promesses sans aucune prétention : nous
offrir un moment de divertissement agréable.

C’est un livre que je vous invite à découvrir
!

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