Archer » s voice a été un gros coup de cœur, Léo » chance j’avais adoré sans le coup de cœur, mais ici Mia Sheridan m’a dévasté, elle a emporté une partie de mon âme et de mon cœur en la lisant.

Mon cœur, cher lecteur, s’est brisé dès les premières pages, j’ai souffert autant que les héros, je finis le cœur en miette, mais avec un immense coup de cœur, du genre que m’ont provoqué Brittainy C.Cherry et Colleen Hoover.Au début du roman, Annalia revient à Linnmor, petite ville agricole de Californie qu’elle a quittée 6 mois plus tôt, elle est bouleversée quand elle revoit Preston et doit lui demander si elle peut revoir leur fils.Preston a l’air aussi secoué qu’elle.On ne sait pas pourquoi elle est partie ni quel âge a leur enfant.Je ne vous spoile pas, c’est indiqué en quatrième de couverture, de plus l’intrigue et l’histoire de Annalia et Preston est bien plus vaste et profonde.C’est un amour intense qui les relie, deux âmes sœurs, mais pourquoi ne sont-ils plus ensemble ?

Mia Sheridan va alors nous replonger dans le passé de ses deux héros.
Jusqu’à environ la moitié du livre, nous allons lire l’enfance de Annalia et de Preston, un flash-back nécessaire pour comprendre les réactions, les non-dits et l’amour qu’ils se portent.

Annalia, ou lia, est la fille d’une émigrée mexicaine ; sa mère travaillait dans la ferme des Sawyer, les parents de Preston et de son frère jumeau Cole, c’est ainsi que Lia a connu les filles Sawyer. Elle accompagnait sa mère lors de la cueillette des fraises.L’enfance de Lia a été misérable, pauvre, détestée par sa mère qui voit en elle le diable.
Au contraire de Preston et de Cole qui, eux, sont riches ou du moins ont accès à tout ce qui est normal, mais que Lia ne possède pas ne fusse qu’un lit où dormir.

Avec l’enfance qu’elle a eue, elle aurait pu devenir un être aigri, mais c’est au contraire une jeune femme lumineuse. Les deux frères, en grandissant, l’aiment et la protègent, ce sont les seuls amis qu’elle a ; gênée de sa condition elle fuit les autres enfants et jeunes de son âge.

C’est un point supplémentaire qui m’a fait encore plus apprécier cette magnifique romance c’est que l’auteure se penche sur les conditions de vie des réfugiés mexicains.
Ils franchissent la frontière fuyant la misère pour sauver ou aider leur famille et ils se retrouvent à un gagner une bouchée de pain dans ces grosses exploitations agricoles, exclus d’un pays qui ne veut pas d’eux, vivant dans des camps ou au mieux dans des logements misérables.

L’auteure nous donne une belle leçon sur la tolérance, bien que je n’en aie pas besoin, je ne suis pas du tout raciste, mais il me semble important de le rappeler, les États-Unis ne sont pas la terre de liberté qu’on nous vante très souvent dans les séries. Les protagonistes mexicains, même s’ils sont secondaires, apportent beaucoup au roman, leur vie m’a beaucoup émue.
Rosa et son amour, sa tendresse et sa sagesse m’a profondément touchée.
Même si elle n’apparaît que peu j’aurais aimé la rencontrer, car voilà la seconde force de ce roman : j’ai eu l’impression que ce n’était plus des êtres de papiers, mais des personnes que j’allais rencontrer au coin de la rue.
Comme je me suis sentie liée à Annalia, son caractère, sa fragilité et sa force en même temps, sa résilience en font un personnage qu’on ne peut oublier. Qu’on vienne encore dire que les romances n’apportent rien !

Revenons à Preston. Si Lia m’a émue que dire de Preston ? Il m’a ravagé le cœur, un amour aussi grand, des mots forts, quel beau personnage, quelle belle âme ! Combien de fois mon cœur s’est serré devant sa souffrance et son amour.
Un amour profond et sincère pour sa famille en particulier son père et son frère Cole qu’il ne voudrait blesser pour rien au monde, une parole donnée est une parole à vie ainsi que son amour pour Lia. On le sent dès le départ, cet amour est unique, deux âmes sœurs.
Lui aussi est résilient, lui aussi cache énormément de choses pour épargner les gens qu’il aime tout comme Lia.

C’est tellement beau, fort, puissant, intense, on n’a envie que d’une chose, c’est de les voir heureux l’un et l’autre.
Quand un sourire apparaît sur le visage de Lia j’ai souri aussi et quand elle a pleuré j’ai été déchirée. Si la première réaction, au tout début, serait peut être d’immédiatement mal la juger puisqu’elle a abandonné son enfant (cela n’a pas été mon cas, je ne juge pas sans connaître) quand on comprend la cause et ses raisons j’ai encore été plus triste pour tous les trois. Preston ; Hudson, leur fils et Lia. Que de souffrances autour de ces personnages.

Tellement de thèmes sont abordés dans ce livre, des thèmes importants et bouleversants tels que la gémellité et tout ce qu’elle a de positif et de négatif, l’amour paternel et maternel, le sentiment d’exclusion, la dépression, la pauvreté.
Dans cette romance new adult ce sont les sentiments qui priment et quelle beauté wowww.J’ai pleuré je pense, tout du long et quand je ne pleurais pas mon cœur était serré.
J’ai adoré ce couple.
Je n’ai pas de préférence, l’un et l’autre souffrent pour des raisons différentes.
Je voudrais tellement vous raconter pourquoi elle est partie et revenue ; pourquoi ce sont deux âmes sœurs et pourquoi ils n’arrivent pas à être ensemble ou ne le sont plus.Ce roman est une pépite que je vous conseille absolument, c’est un immense coup, de cœur tellement immense que je vais lire maintenant un thriller, car si je lis une autre romance elle va me paraître fade.

L’honneur de Preston de Mia Sheridan – New romance, romance dramatique – 400 pages, 17€ – Édition Hugo, collection New Romance, en librairie le 9 novembre 2017

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