Que j’avais hâte de retrouver les héros que nous avons rencontrés lors du premier tome « Conquête » (cliquez pour lire mon avis), cette fois le roman est dédié à la relation entre Lennox et Jamie.
Autre rappel : nous sommes dans une romance (érotique) dystopique, je le signale, mais pour ma part ni dans le premier tome ni dans celui-ci les scènes ne m’ont heurtée.
J’adore ce côté dystopique mis en avant par Elle Kennedy, ce n’est pas courant dans une romance, ce côté me séduit grandement.
Je sais que les avis sur cette saga sont mitigés, mais, pour ma part, c’est un régal de retrouver les protagonistes même si dans cet opus nous ne sommes plus dans le même camp d’insurgés ; celui créé par Connor, le héros du premier tome, mais au camp de Forxworth, dirigé par Reese.
Reese est une femme, chef de ce clan d’insurgés, Connor lui doit une faveur par rapport à un fait qui s’est déroulé dans le premier tome, mais dont je ne peux vous parler sous peine de vous spoiler.
Reese a demandé à Connor de lui envoyer ses hommes afin de mieux entraîner les réfugiés de son camp qui ne sont, pour la plupart, pas habitués aux armes ou à se battre. Rylan, Lennox, Pike, Kade et Jamie partent donc pour Forxworth même si Connor se doute qu’il y a anguille sous roche.
Jamie suit Lennox, même si celui-ci n’est pas d’accord, il veut la protéger, qui sait ce que leur réserve ce voyage, Resse est connue pour avoir des relations ambiguës avec d’autres camps ennemis, mais amis depuis toujours ils refusent de se quitter, depuis que leur repère à brûlé, une autre intrigue du premier opus, ils vivent avec la bande de Connor, Hudson, Rylan, Pike, Xander, Kade.
Nous passons donc la majeure partie du roman dans ce camp de Forxworth.
J’ai trouvé le côté post-apocalyptique et dystopique bien plus présent de même que la romance entre Lennox et Jamie beaucoup plus belle. Ce sont deux personnages que j’ai adoré suivre.
L’un comme l’autre essaie de nier leurs sentiments.
Ils ont peur de perdre ce lien d’amitié très fort qui les unit.
On les suit donc chacun leur tour avec leurs pensées, interrogations et inquiétudes tout en se demandant ce que Reese cache aux hommes de Connor.
Si les rebondissements et l’action étaient bien présents dans « Conquête » dans « Addiction » le suspens est beaucoup plus fort, tout comme les retournements de situations inattendus, fort en émotion
Elle Kennedy, dans le premier tome, a bien fait comprendre à son lectorat que dans un monde où l’on ne sait pas si demain on sera toujours vivant, où le danger est partout ; que tout est question de survie, il est normal pour les hommes et les femmes de s’amuser, de prendre du bon temps là où ils peuvent, les conventions morales n’existent plus.
Dans « Addiction », elle développe beaucoup plus les tenants et aboutissants du monde qu’elle a créé même si la romance garde la place centrale.
Une action qui reste constante puisque l’on suit les entraînements des habitants du camp de Forxworth avec des moments de légèreté grâce à Jamie qui sait fait sortir Lennox hors de ses gonds.
C’est une jeune femme pleine de ressources, belle, certes, elle ne veut pas que Lennox ne voie que ça en elle ni qu’il ne la voie que comme faible.
Oui, elle rêve d’un monde où elle pourrait s’établir pour toujours, une maison et une famille alors que c’est quasiment impossible.
Rêveuse et bagarreuse elle a plus d’un tour dans son sac.
Très loyal aussi ; elle m’a serré le cœur plus d’une fois vis-à-vis de ces comportements avec certains habitants de Forxworth, et que c’est frustrant de ne rien pouvoir vous révéler.
Lennox c’est l’« Homme » par excellence, il n’y a que lui qui pourrait protéger Jamie, ils refusent de voir la combattante en elle.
Son côté ténébreux et protecteur m’a énormément plu même s’il m’aurait, moi aussi, agacée tout comme Jamie.
La fin du livre est palpitante et c’est bien là qu’on voit que l’auteure a du talent.
Le fil rouge commencé dans « Conquête » se poursuit dans « Addiction », une guerre se prépare, qu’elles en seront les conséquences pour nos héros ?
Une intrigue qu’on sent qu’elle a établie à l’avance pour sa saga, elle ne se perd pas en route.
Cela reste une romance, mais elle développe toujours ce côté dystopique/post apocalyptique
Le suspens monte crescendo au fil des tomes.
Dans « Conquête » on finissait sur on va dire une fin « classique » même si on restait avec des questions et qu’on avait envie de savoir comme nos insurgés allaient bien pouvoir se débrouiller, dans « Addiction » là l’auteure nous ravage, on passe par toutes sortes d’émotions, peur, tristesse, rire, larme et colère la fin est un gros, mais gros cliffhanger qui nous donne qu’une envie plonger dans le troisième (vous aurez la chronique la semaine prochaine)
Un tome beaucoup plus dense, plus développé dans le côté post-apocalyptique même si la romance est présente elle l’est un peu moins que dans « Conquête » ; du moins abordée différemment.
Le tome un prenait le temps d’asseoir le monde imaginé par l’auteure le second développe l’intrigue, on fait connaissance avec de nouveaux protagonistes qui, même s’ils sont secondaires dans l’intrigue, sont fortement attachants.
Je ne peux que vous conseiller l’auteure, elle est moins soft que dans sa saga Off-Campus, mais elle a un don incroyable pour nous plonger dans l’univers qu’elle a imaginé, pour nous offrir des personnages forts ; c’est dense et complexe tout en gardant une fluidité dans l’écriture.
Les insurgés, tome 2 : Addiction de Elle Kennedy – Dystopie, post-apocalyptique, New romance – 300 pages, 17€ – Édition Hugo, Collection New Romance, en librairie le 5 octobre 2017
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