J’étais très curieuse de découvrir le roman de Nine Gorman, je ne l’avais pas lu sur Wattpad, il n’y a que peu de temps que je vais dessus, en fait depuis que mon amie Laura (cliquez sur son prénom pour arriver sur son site) poste ses écrits dessus.
Je regarde Nine sur YouTube, sans être une fan je suis abonnée à sa chaîne, mais ici je donne mon avis sur l’auteure et non pas la youtubeuse.
Ce sont deux métiers différents et je vous le dis de suite, elle excelle dans les deux.
J’avais lu le résumé au moment de l’annonce de la sortie, mais je n’ai pas cherché à trop en savoir, comme d’habitude pour me garder le plaisir de la découverte.
Ce fut une très belle lecture, je ne regrette pas du tout de l’avoir lu, même si ce n’est pas un coup de cœur, j’ai hâte de lire la suite qui est prévue pour 2018.
Nous suivons donc Emma, atteinte d’une maladie neurodégénérative qui lui grignote peu à peu ses facultés.
Elle a décidé de quitter la Pennsylvanie pour New York, trop de mauvais souvenirs sont attachés à sa ville natale.
Elle a fait la connaissance de Rébecca, une libraire du quartier de Soho, via un forum de lecture, elle n’est pas donc pas seule.
Il y a Jonathan, son frère et cohabitant ; Becky et Rébecca.
Celle-ci va encourager Emma à postuler pour un travail à la Anderson Company, Emma ne le sait pas encore, mais ce travail va bousculer bien plus que son train-train quotidien qui consiste jusqu’à présent à des allers-retours entre son appartement et la librairie de son amie et son job de téléopératrice.
Je vous l’avoue ; j’ai craint, au début du roman, environ jusqu’à la moitié d’avoir un remake de « Vampire Diairies » mélangé à « Nos étoiles contraires » et à « The memory Book ».
Même si le mythe vampirique est innovateur je reproche que Andrew ressemble trop à Daemon Salvatore et que Matthew, son frère lui c’est Stéphane.
Ce n’est pas très grave, cela ne m’a pas dérangé outre mesure, comme certaines phrases m’ont fait vraiment penser aux deux autres livres, mais encore une fois cela ne m’a pas empêché de poursuivre la lecture qui, il faut le dire, est facile, fluide et addictive.
L’addiction vient de l’intrigue et de la maladie d’Emma.
Que va-t-elle devenir, quel sera son avenir avec cette épée de Damoclès au-dessus de sa tête.
Ensuite, il y a les frères, Matthew et Andrew ; c’est paradoxal, mais c’est un fait que j’ai aimé et qui m’a quelque peu exaspéré, Emma hésite entre l’un et l’autre, les triangles amoureux je n’aime pas ça, mais fort heureusement elle finit par se décider assez vite.
Je ne peux pas dire que j’ai ressenti plein d’empathie pour Emma, elle m’a ému autant qu’elle m’a fait lever les yeux au ciel. Son inexpérience, sa naïveté et sa fragilité rendent le personnage cohérent avec sa manière d’agir.
Ses réactions avec les garçons, sa façon d’être est assez contradictoire avec son caractère. Autant, avec Andrew et Matthew qu’avec Nathan.
Je mets ça sur le compte du temps qu’elle a peur de perdre ou de sa nouvelle notoriété à laquelle elle n’est pas habituée elle qui était si solitaire avant son emménagement dans la grosse pomme.
Sa maladie, sa souffrance mentale, les notes de son journal me l’ont fait beaucoup plus apprécier surtout dans la deuxième partie du roman, à la fin du livre elle est devenue une copine que j’avais envie de protéger.
Nathan ; je l’ai adoré, le personnage masculin du livre qui est le plus parfait pour moi, plein d’humour et très attachant ; un ami, que tous, on voudrait avoir.
Espiègle, toujours là quand le moral est au plus bas, près et dans les bons et les mauvais moments sans jamais juger.
En ce qui concerne les frères ; j’ai trouvé Andrew très cliché, le beau patron riche qui fait succomber toutes les blondes à proximité malgré tout quand on apprend à connaître le personnage, quand sa psychologie se dévoile, que les murs qu’il a construits autour de lui s’effritent on perçoit une autre personnalité qui m’a beaucoup plus charmé, mais pas au point de succomber même si l’auteure a joué avec mes nerfs et émotions.
Il a un certain charisme qui m’a plu.
Matthew sans plus, ce n’est pas un protagoniste qui apporte beaucoup au roman toujours de mon point de vue. Il m’a manqué un petit quelque chose le concernant.
Rébecca par contre est parfaite dans le rôle que lui a donné l’auteure. Je l’ai aimé d’emblée. En quelques pages, je l’avais adoptée.
Becky vous apprendrez à la connaître on ne peut pas dire que je la porte dans mon cœur ; honnêtement, je la déteste.
Nine Gorman ménage son lecteur dans la première partie ; le suspens est là, la maladie d’Emma va-t-elle évoluer ou pas ? Va t-elle succomber et à qui, mais alors, dans la seconde, là c’est les montagnes russes émotionnelles, on passe par le dépit, l’apitoiement, la joie, la colère, le rire et les larmes.
Je me suis fait berner et je n’ai rien vu venir, j’adore ça, un rebondissement complètement inattendu et parfaitement amené au bon moment.
Un roman qui démarre doucement, même si j’étais prise dans ma lecture j’étais sceptique quant à la suite, et qui grimpe crescendo dans la qualité.
Une fin juste adéquate qui se clôt ; non pas sur un cliffhanger de dingue, mais, l’attachement à deux des protagonistes et ma colère contre l’un d’entre eux nous donnent qu’une envie : lire la suite.
Je ne peux rien vous dire, mais je me pose plein de questions, je fais des suppositions.
J’espère sincèrement que Nine Gorman nous écrira une suite aussi bonne en rebondissements, qu’elle arrivera encore à me surprendre.
Cela m’a fait du bien de relire un roman avec des vampires. J’adore ça et arriver à me surprendre n’est pas évident vu le nombre de romans que je lis.
J’ai lu des romans édités grâce au succès de la plateforme Wattpad qui étaient très très ; ce n’est pas du tout le cas ici. On sent le premier roman, mais ce n’est en aucun cas un défaut, tous les auteurs du monde sont passés par cette étape.
J’applaudis aussi le plan « marketing » autour du livre, le site internet de la Anderson Company, l’emballage du kit presse, on sent que Nine Gorman a bien réfléchi et n’a rien laissé au hasard de même que les surprises dans le roman qui sont très belles et de qualité.
Cela n’a pas été mis juste comme ça, cela apporte un plus au livre, cela en fait un objet à part. Un contenant à la hauteur du contenu et inversement
Quand je parle de marketing ce n’est pas non plus un reproche ou une critique, j’admire cette jeune auteure et tout ce qu’elle a accompli, on sent la maîtrise, les réflexions pour offrir à ses lecteurs non seulement une très bonne lecture, mais aussi un très bel objet livre, une couverture que je trouve superbe enfin, le mélange de polices d’écriture enlève toute monotonie et sont très bien choisies.
Points positifs supplémentaires : les citations de livres que j’adore et la playlist au top.
Si je devais noter ce roman, ce serait un 17/20 voire un 18.
Oui, certaines choses m’ont déplu, mais, d’autres je les adorées et comme je vous le disais c’est un livre qui se dévore (sans jeu de mots avec les vampires)
Je félicite Nine Gorman ; elle a su évité certains écueils, elle ne réinvente pas complètement le mythe vampirique, mais y apporte un plus, la maladie d’Emma est aussi inventée, elle n’a pas non plus cherché à faire pleurer dans les chaumières, des émotions parfaitement gérées. Le mélange de tout donne une intrigue inédite.
Elle aurait pu jouer de sa notoriété sur YouTube et se contenter du minimum ce n’est pas du tout le cas.
J’aimerais aussi rajouter que même si je n’ai pas tout adoré ; des auteurs qui ont plus d’expérience tendent à bâcler leurs livres une fois qu’ils sont connus, ce n’est pas du tout le cas de Nine, oui c’est un premier roman. Oui, tout n’est pas parfait, mais je suis vraiment heureuse de l’avoir lu et je le recommande à tous les amateurs de romance fantastique et de Young adult.
Ps Nine si jamais tu me lis les remerciements je les lis toujours 😉
Le pacte d’Emma, tome 1 de Nine Gorman – Romance fantastique – Young Adult  – 400 pages, 16.90€ – Édition Albin Michel, collection A.M. Romans Ados, en librairie le 2 novembre 2017
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