Bonjour, mon petit lecteur, que vais-je bien pouvoir te proposer aujourd’hui ? Bon, OK, en même temps avec le titre tu t’en doutes un peu, oui, un thrilleR
Bientôt adapté en série TV ; il se passe sur l’île de Guernesey, j’ai été bien dépaysée durant cette lecture, j’ai révisé ma géographie, car je ne me souviens absolument pas avoir entendu parler de cette île située à 50 km des côtés Normandes et 120 km de l’Angleterre.
En regardant sur Wikipedia j’ai aussi appris que c’est le lieu où se déroule un livre qui est dans ma pal depuis longtemps : « le cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates » de Mary Ann Shaffer. C’est aussi là que Victor Hugo a vécu lors de son exil où il a écrit les misérables entre autres.
(Merci Wikipedia)
La griffe du diable a pour personnage principal Jenny Dorey, journaliste, elle est revenue sur l’île de son enfance après le décès de son père.
Lors d’une fête de l’île, on retrouve le corps sans vie d’une jeune fille, suicide ou noyade ; rien ne laisse présager du contraire.
Jenny qui était sur les lieux pour couvrir les festivités pour le journal local où elle travaille relate bien sûr l’information, mais ne peut s’empêcher de fouiner.
Mickael Gilbert, l’inspecteur-chef de l’île arrive très vite sur les lieux.
C’est lui qui annoncera la terrible nouvelle aux parents.
Jenny et Mickael vont alors collaborer, Mickael est réputé comme tatillon, il ne laisse aucun détail de côté lors d’une enquête, quelle qu’elle soit, les recherches de Jenny vont le pousser à voir ce qui paraissait comme un banal accident autrement.
Non, je ne t’en dirai pas plus sur le pitch, le mieux étant de se plonger dans l’intrigue et découvrir par toi-même la complexité de l’histoire que Jenny a déterrée.
Ne t’attends pas à lire un thriller d’action, d’avoir des rebondissements à chaque page. 
Non, c’est plutôt un roman d’ambiance et aussi un premier tome. 
Lara Dearman prend le temps de présenter son personnage principal Jenny, de t’expliquer sa psychologie, ses failles, ses cicatrices.
Elle prend aussi le temps de te détailler l’île et toutes ses croyances et légendes qui s’échangent depuis des générations.
Des rites, des sortilèges auraient eu lieu sur cette île.
Certains lieux sont encore frappés de malédictions par les plus anciens ou font peur aux enfants.
Ensuite, l’inspecteur Mickael est lui aussi détaillé, son passé, ses meurtrissures, le deuxième personnage principal, qui je pense, reviendra dans les prochains opus.
(Pas encore de date annoncée en anglais)
 
Lors de ta lecture, tu liras 3 points de vue différents.
L’auteure choisit d’alterner les chapitres suivant les points de vue de Jenny, de Mickael et d’un troisième personnage dont on ne connaît pas le nom.
On lit par flash-back toute sa vie, mais, rassure-toi, ces chapitres ne sont pas trop nombreux ; de plus, écris en italique, tu sais à qui tu as à faire, ils sont aussi datés, aucun moyen de te perdre dans le temps.
J’ai beaucoup aimé en plus des protagonistes l’ambiance du roman.
Tout se passe sur cette île, en automne, en novembre oui l’époque parfaite pour le lire, tu entends les vagues se fracasser sur les rochers, tu sens le vent ébouriffer tes cheveux, tu vois la pluie froide marteler les vitres.
L’auteure joue sur tous tes sens, elle s’amuse aussi à t’embrouiller, à te faire douter de tes convictions.
Pour ce qui est des protagonistes, j’ai été prise d’empathie pour Jenny, sa vie et son passé ; j’ai aussi apprécié chaque intervenant certain, je pense, qu’on retrouvera ensuite.
Ils sont en tout cas suffisamment développés pour titiller notre curiosité.
La fin m’a tenu en haleine même si à ce moment-là je savais le dénouement de l’affaire.
J’ai eu des frissons pour Jenny, moi qui suis claustrophobe j’ai été servie, Jenny en souffre elle aussi, quand elle a ses attaques de panique à cause d’un ancien traumatisme je les ai ressentis en même temps.
C’est un roman qui est idéal à lire à cette période de l’année, le suspens reste constant même si l’action n’est pas omniprésente, les légendes, les lieux où se déroulent les enquêtes de Jenny ou Mickael rendent l’atmosphère angoissante.
J’ai pris peur plus d’une fois pour Jenny qui fouine un peu de trop, en plus sur cette île tous les gens semblent tous se connaître et rapportent le moindre mouvement.
Une île à la manière d’un ancien village où le temps semble s’être arrêté.
Le passé de Jenny, une de ses anciennes investigations la poursuit depuis Londres jusqu’à Guernesey et apporte une touche de mystère et d’intrigue supplémentaire.
L’auteure prend le temps de divulguer ses révélations.
Un rythme soutenu ; une écriture fluide et visuelle ; je ne suis pas étonnée du tout que le livre soit adapté pour le petit écran, car les descriptions sont cinématographiques. J’ai quitté mon fauteuil et mon plaid pour le plonger dans cette atmosphère glacée de l’île de Guernesey.
Un thriller pour tous les amateurs de légendes, de romans d’ambiance.
Sans être un coup de cœur, j’ai vraiment apprécié ma lecture.
J’espère retrouver très vite Jenny Dorey, la fin ne nous laisse pas sur un cliffhanger, mais laisse planer un nouveau mystère qui touche notre héroïne de très près.
Des thématiques intéressantes et bien traitées, des détails suffisant sur les scènes sans que cela soit trop gore.
Pour moi, un très bon premier roman, un bon début de série, je te rassure mon cher lecteur, tu peux lire ce premier opus dès à présent, l’intrigue principale est résolue.
La griffe du diable de Lara Dearman – traduit par Stéphanie Lagniel- Thriller – 416 pages, 20€- Édition Robert Laffont, collection La Bête Noire – En librairie le 16 novembre 2017
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