Poum-Poum. Poum-Poum
Mon cher lecteur, Poum-Poum c’est le bruit de mon cœur à mon retour de l’Outback où mon cœur a explosé d’amour.
Oui encore une romance, mais non pas une romance. Si, mais pas seulement, tu veux du super héros ? Tu veux des gens ordinaires qui deviennent extraordinaires ?
Tu veux des êtres aux cicatrices visibles et invisibles ?
 Des cœurs meurtris au propre comme au figuré ? Des êtres qui ne savent plus ce que c’est que vivre ? Alors, lis Heroes.
Battista c’est la première fois que tu apparais sur ce blog, mais ça fait un moment que je te lis. J’ai toujours eu peur d’écrire un avis pas à la hauteur de ce que tu m’apportes.
Avec ce roman, tu m’as redonné un gros souffle d’espoir. Merci même si je suis déchirée de devoir quitter Z et Grace.
Je l’attendais beaucoup, ce roman.
Les phrases que tu nous livrais en attendant la sortie, le dessin du talentueux William de Rosa me disaient déjà que j’allais l’aimer ce livre et que j’allais vivre un voyage intense et douloureux, mais que je l’aimerais cette souffrance, car tu as le don de traiter de thèmes dramatiques, de sujets qui nous font réfléchir tout en nous insufflant une bonne dose d’espoir, tu as l’art de nous faire réfléchir en même temps et c’est totalement réussi, la tension et les sentiments montent crescendo pour terminer en apothéose.
Premier chapitre passé au côté de Grace, première page du prologue ;c’était bon pour moi, j’étais partie moi aussi à l’autre bout du monde avec le cœur qui battait dans mes mains au rythme où je tournais les pages et c’était énormément de Poum-Poum. Ce fut des larmes, des sourires, de l’émerveillement et tellement plus encore.
Bon, tu l’as compris, je viens de vivre un véritable coup de cœur, un coup de foudre pour ce roman.
Mon cœur a même du mal à retrouver un rythme normal, car je t’écris comme toujours mon avis à chaud.
Je vais essayer de ne pas être brouillon et te faire comprendre, mon cher lecteur, pourquoi j’ai tant aimé ce livre
Si tu lis la 4e de couverture, tu en sais déjà beaucoup ; moi, j’ai fait comme toujours, j’ai ouvert le livre en en sachant le moins possible, je voulais découvrir de moi-même.
(J’ai même quitté les réseaux sociaux 24 h pour éviter toute conversation sur ce livre, car nous étions nombreux à le lire en même temps. Oui, c’est égoïste, mais je voulais garder et savourer les émotions seules.)
Je t’en raconte le moins possible, car si tu pouvais faire comme moi et lire ce livre en totale découverte je suis certaine que tes émotions comme les miennes en seraient décuplées.
Grace, 22 ans, part rejoindre sa tante Jenna à Leigh Creek, elle s’exile dans le bush australien, quittant Londres, pour réapprendre à vivre.
Pour quelles raisons je le garde pour moi !
Sur la route, une pluie diluvienne s’abat depuis plusieurs km, Grace est perdue et en plus sa voiture de location tombe en panne en plein milieu de la nuit.
C’est Z, le garagiste de la commune, qui viendra la dépanner.
Ce sera leur première rencontre. Sous ce ciel diluvien, un éclair traverse le cœur de Grace.
Poum-Poum
Deux Héros – Deux cœurs
Nos deux héros ont renoncé à vivre.
Elle ne sait plus comment faire avec cette vie qui est la sienne, comment gérer son cœur, sa peur de vivre et lui pense plus mériter de vivre.
Elle a décidé d’être une super héroïne, de foncer sans avoir peur de rien, mais ça ne marche pas aussi bien que dans les comics qu’elle dévore.
Lui a abandonné l’idée d’être Batman sans Robin et n’est plus qu’un superman déchu.
Grace cherche sa voie, que va-t-elle pouvoir bien faire comme travail ?
Elle a arrêté ses études de médecine, elle n’a pas l’envie de les reprendre.
C’est finalement au garage de Z qu’elle va échouer, après tout réparer des moteurs c’est comme réparer des cœurs.
« – Tu n’aimes pas les vrais super-héros, gronde-t-il. Ceux qui vivent en marge de la société. Ceux qui ont des pouvoirs dingues et tiennent l’univers entre leurs mains.
– Tu as raison. Moi je préfère les héros. Des gens comme nous qui apprennent à vivre avec leurs blessures et leurs différences. »
L’un et l’autre vont se perdre et s’aider ; s’attirer et se repousser, les sentiments puissants qu’ils éprouvent leur font peur.
Z pense être un danger pour les autres et Grace ne sait même pas si elle va rester ou si son cœur va continuer de battre cet incessant Poum-Poum
« Seulement c’est trop tard. Je ne suis plus invisible. Je renais de mes cendres. »
Grace et Z ne sont pas les uniques protagonistes de ce roman, tu as aussi Jenna, Ronald, Kenly, etc. Chacun d’eux sont important dans le roman, chacun apporte une réponse, un rebondissement ou évoque un thème, car si Heroes est une romance, Battista Tarantini aborde de nombreux sujets tout autres tels que le pardon, la mort, le deuil, la maladie, la culpabilité, etc.
Aussi dramatiques que puissent être ces sujets, les situations que vivent Grace et Z, car, oui tu as sûrement déjà compris que c’est entre eux deux qu’a lieu la romance, Battista Tarantini prend tous les codes de la romance sans les clichés, elle les mixte aux comics et les mélange grâce à un vortex de sable rouge australien pour te donner une magnifique et sublime histoire.
Tu vis au même rythme que le cœur des deux héros.
Tu lis aussi vite que Flash.
Tu crois aussi fort en cet amour que l’immortalité de Wolverine, mais eux, Grace la rousse et Z en sont-ils capables ?
Z ne veut pas guérir Grace et Grace, cela tombe bien, ne le veut pas ; mais, voilà ; ils ont beaux être deux têtes de mules ces deux-là sont les défibrillateurs de l’un et de l’autre.
Il est l’orage, elle est le soleil
Il est la nuit, elle est le jour
Il est les ténèbres, elle est la lumière
Boum-boum. Boum-boum.
« Tu as des secrets. Des secrets qui brouillent tout ce que tu dis quand tu te montres plus …gentil avec moi ! Moins invincible, moins insubmersible ! (…) Je te ne guérirai pas, Gracz, mais tu ne me sauveras pas non plus. »
Elle est exubérante, démonstrative, il est tout le contraire.
Il ne parle que très peu, mais exprime tellement à qui sait lire dans les yeux.
Une romance passionnelle, évidente pour toi, mais pas du tout pour eux, une histoire qui te montre que pour réussir à vivre il faut aussi savoir se mettre en danger, mais aussi que la vie est précieuse et que la brûler par les deux bouts n’est pas non plus la solution.
À deux arriveront-ils à juguler la part de chacun pour en faire quelque chose d’unique ?
Deux cœurs brisés pour en faire un nouveau et unique qui battrait au même rythme ?
Que te dire de la plume de Battista si ce n’est qu’elle a le don pour t’amener au cœur de son intrigue sans aucune difficulté.
Tu tournes les pages sans te poser des questions.
Quand arrive un rebondissement, tu fermes ton roman deux secondes, tu reprends ton souffle et tu continues ta lecture en apnée.
Son écriture te fait sentir vivante, bouillonnante de vie et d’espoir. Elle te dit que, peu importe les difficultés, tu vas y arriver.
Tu ressens tout à 100 %, la tristesse, la peur, les larmes qui coulent, le profond désespoir, l’abîme dans lesquels se noie Z, la souffrance que porte Grace sur ses frêles épaules.
Puis tu les aimes tous ceux qui gravitent autour d’eux, oh Jenna , Ronald et le chien Wallace.
Tu comprends l’histoire, les sentiments et les questions qui les traversent, leur passé grâce à une alternance des chapitres rondement menée.
Grace te parle au présent ; de son arrivée en Australie tout en te racontant pourquoi elle y est ; de temps en temps, la parole est donnée à Z (Zepheniah) qui lui, va te narrer son passé ; pourquoi en est-il arrivé à penser qu’il ne mérite pas de vivre ?
Une fluidité tout au long, une mise en place de l’intrigue et des sentiments qui ne se font ni trop rapides ni trop lents.
Une accélération du tempo dans les derniers chapitres couplée au ronronnement de la Mustang noire de Z, une intensité dramatique qui gagne en profondeur au cours de ta lecture.
L’humour est aussi bien présent et atténue quelque peu les moments de souffrance intenses que t’infliges l’auteure, mais, attention, ce n’est pas un reproche, car je veux bien en vivre des milliers des histoires comme celle-ci, mais je ne suis pas certaine que mon cœur résisterait à autant d’émotions fortes.
Elle fait de ses héros de papiers, des êtres abîmés par la vie des super héros, mais ils ne savent pas encore tout le pouvoir qu’ils détiennent dans leur cœur.
Des êtres ordinaires qui te livrent une romance extraordinaire.
Originale, belle à te couper le souffle.
En plus, tu voyages en plein bush australien.
 Les décors décrits sont somptueux, (même si je me serais bien passée de l’épisode de l’araignée, on a pas toutes un Z sous la main ^^) si je m’écoutais je prendrais mon sac à dos, je réserverais un vol pour Sydney et j’irais voir de mes yeux cet Outback qui t’accueille chez lui et pas le contraire. Cette nature sauvage, encore indomptée par l’homme.
Z le félin, brut de décoffrage, aux yeux bleus arrivera-t-il à s’ouvrir à Grace la rousse aux yeux verts, son vortex, sa Storm, fragile et si forte à la fois ?
C’est vraiment plus qu’une romance un roman complet, bien plus qu’une fiction.
La vie. Le voyage. Le voyage de la vie que t’offres l’auteure avec ses perturbations, ses décollages et ses atterrissages parfois en douceur parfois brutaux et dont tu n’es pas certain chaque fois de sortir indemne même si brille très fort tout au long des lignes cette lueur d’espoir, de force, de ténacité qui te tient en vie et te fait espérer encore et encore en un monde meilleur, possible pour toi, pour eux, pour moi.
Je ne serais pas étonnée que Battista ait laissé un bout de son cœur entre ces pages.
Voilà mon cher lecteur ; je pense que cette histoire a un impact particulier sur moi, car elle reflète une part de ma vie passée et actuelle sans pour autant que cela soit la mienne, mais, j’ai connu, je connais, des souffrances similaires, je me suis fortement identifiée aux héros, Battista m’a redonné un immense coup de boost.
Chacun le vivra différemment suivant son vécu comme chaque livre d’ailleurs, une lecture, un avis dépendent toujours de notre passif, de nos vies, de nos émotions.
Oui, je sais le mot souffrance revient souvent dans mon avis, mais ; crois-moi si je te dis que Battista ne cherche à aucun moment à s’apitoyer sur ses personnages, au contraire elle te montre par eux que tout est encore possible et que rien n’est jamais définitif dans la vie.
Que quand tu penses avoir expulsé tout ton oxygène, que tu étouffes, une brise légère t’amène le souffle qui te manquait.
J’ai un profond respect pour nos deux héros, mais surtout pour Z, finalement le plus meurtri des deux même si cela ne se voit pas, le ramener à la vie ne sera pas facile ni pour Grace, ni pour lui, ni pour toi. Je les porte tous les deux dans le cœur.
Le dessin de William de Rosa c’est mon cœur sauf que moi, il est écrit Z et Grace maintenant.
Tu ne seras pas étonné si je te dis de lire ce roman si ? je pense que j’en ai suffisamment dit sur les émotions ressenties non ? Tu en veux encore ? Lis-le je te dis .
Heroes de Battista Tarantini – Romance, New Adult, Australie – Littérature française – 476 pages, 17€ – Edition Hugo roman, collection New Romance, en librairie le 11 janvier
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