« Ne t’approche sous aucun prétexte d’Hazel Wood. »
Ces quelques mots laissés par la mère d’Alice juste avant son enlèvement scellent à tout jamais le destin de la jeune fille.
Hazel Wood, la résidence légendaire d’Althea Proserpine, auteure des célèbres « Contes de l’Hinterland ».
Hazel Wood, d’où semblent échapper des personnages inventés par Althea.
Hazel Wood, où sa petite-fille, Alice, va devoir s’aventurer.
Hazel Wood, dont personne ne revient jamais.
Et si Hazel Wood était bien plus qu’un simple manoir?
Un leurre? Une porte d’entrée sur un autre monde? Et si Alice était bien plus qu’une simple New-Yorkaise? Une princesse? Une tueuse?
Il était une fois… Hazel Wood.


 

Il était une fois mon cher lecteur, un livre prometteur, mais qui n’a pas su me convaincre complètement.
Je ne peux pas te dire que je l’ai détesté, j’ai aimé cette lecture, mais sans plus.Je pense que j’en attendais beaucoup, depuis plusieurs semaines les éditions Milan envoyaient à leurs partenaires des enveloppes mystérieuses.
Une avec un demi-peigne, un os, une page arrachée, etc. Du coup quand j’ai reçu le livre, vu la beauté du livre je me suis empressée de le lire.
J’étais pleine d’attente et de curiosité. J’adore les contes, les réécritures de contes ou comme ici un livre mélangeant réalité et contes.
En plus, ça avait l’air de contes macabres ; tu sais bien que les thrillers, les romans macabres, j’adore donc a première vue il aurait dû me plaire. Pourtant j’en ressors avec un avis mitigé. Je lui ai mis la note de 3,5/5, ce qui n’est pas mauvais, une note moyenne.
J’ai aimé certains aspects, j’en ai détesté d’autres, des petites choses ont perturbé ma lecture, je te raconte tout cela maintenant.Le début a plutôt bien commencé tu suis Alice et sa mère, elles ont toujours vécu sur les routes, quittant un état pour un autre jusqu’a ce que Ella la mère d’Alice reçoivent une lettre lui annonçant le décès de sa mère. La célèbre Althea Proserpine. Elle a été connue pour avoir écrit un recueil de 12 contes, « Contes de l’Hinterland » depuis elle vit recluse dans sa propriété d’Hazel Wood.Alice n’a jamais vu sa grand-mère, Ella n’en parle jamais, Alice sentant que c’était un sujet tabou à cherche seule à en apprendre plus jusqu’à se lasser de côtoyer les fans de Althea sur la toile. Des fans l’écrivaine en a des tas. Ils connaissent plus de détails sur elle que sa propre petite-fille.Avec le décès de sa mère Ella annonce à Alice que c’est fini de vivre sur les routes, qu’elles vont désormais s’établir pour de bon à New York.
Quelque temps après, sa mère épouse Harold, un homme riche, Alice n’aime pas trop cette situation, mais s’en accommode en suivant les cours dans un lycée privé, en travaillant dans un café. La vie pourrait s’écouler normalement jusqu’à ce qu’un jour Alice en rentrant chez elle sente qu’il est arrivé quelque chose de grave. La veille au café elle avait reconnu l’homme qui l’avait enlevé 10 ans plus tôt, des choses bizarres se produisaient, elle ne s’en était pas préoccupée jusqu’ici. La seule personne sur qui elle peut compter et qui comprendrait sûrement la situation c’est Finch, élève au même lycée qu’Alice et fan des contes de sa grand-mère. Tous deux, ils vont tenter de retrouver Ella, la mère d’Alice. Voilà le pitch de départ.Si je suis rentrée très facilement dans le livre jusqu’à la moitié du livre après j’ai ressenti quelques longueurs, des informations parfois brouillonnes qui ont coupé la fluidité de ma lecture. Ensuite, Alice, le personnage principal, je ne l’ai pas aimée, je n’ai pas ressenti d’empathie particulière pour elle. Son caractère n’aide pas, elle pique des colères, je n’ai pas apprécié la façon qu’elle traitait Finch, même si par après tu comprends pourquoi elle agit de la sorte cela ne m’a pas convaincu. Quand je lis un livre j’ai besoin de m’attacher aux protagonistes, au moins de voir évoluer l’histoire à leur côté.
J’ai vraiment préféré Finch à elle même s’il est étrange, il est plus attachant.Comme je te le disais, j’ai éprouvé des difficultés avec l’écriture. J’ai adoré la partie qui se déroule à New York, j’ai aimé lire deux des contes au cours de mon avancée dans le livre, mais à un moment, l’autrice m’a perdu en route. On a très peu d’explication sur le monde fantastique imaginé par Mélissa Albert, tout arrive très vite et à mon sens certains rebondissements étaient trop faciles. J’avais deviné certains éléments, mais pas tout. Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la seconde partie du livre, j’ai juste eu des difficultés avec le flot d’information que tu reçois d’un coup, ce ne serait pas très important s’ils étaient développés, mais je trouve que l’on reste très en surface.
C’est plausible, c’est intéressant, oui tu as l’impression d’être dans un conte, mais il m’a manqué de subtilités et de détails pour pouvoir totalement apprécier ces passages.Les protagonistes ne sont vraiment pas nombreux et je préfère éviter de parler de certains pour éviter tout spoiler. L’ambiance que j’attendais elle est présente, c’est glauque, par moment un peu effrayant, en tout cas ça le sera pour de jeunes lecteurs.
La fin ne m’a ni saisie ni laisse sur un goût d’inachevé, je dirais qu’elle est correcte, mais qu’il y aurait pu avoir mieux.En fait, c’est cette sensation que j’ai eue tout au long de ma lecture surtout dans la deuxième moitié, beaucoup de bonnes idées, mais pas assez développée. On reste en surface. Des aspects de l’intrigue auraient mérité d’être mieux traités, détaille plus en profondeur.
Je pensais que c’était un tome unique, mais en le notant sur Goodreads j’ai vu qu’il y avait un tome deux.
Peut-être que l’autrice développera plus ce qui m’a manqué, peut-être en saurons nous plus sur ces contes d’Hinterland et que le brouillard se fera moins dense.Comme tu le vois j’ai aimé certains aspects, le suspens, les deux contes, le rythme qui est assez haletant pour une bonne partie du roman, l’ambiance sombre est parfaitement décrite, le personnage d’Alice est complexe son caractère qui m’a déplu en milieu de lecture s’améliore et à la fin me convainc un peu plus. Un très bon départ, un milieu plus plat, et une fin mitigée, pas surprenante, mais qui ne m’a pour autant pas déçue. C’est vraiment la sensation d’inachevé, de brouillon qui a gâché ma lecture heureusement pas tout au long, je te le répète cette sensation se trouve en milieu de livre quand le fantastique commence réellement.Une lecture en demi-teinte qui trouvera son public j’en suis certaine. J’en attendais peut-être trop, je me dis aussi que c’est un premier livre, Melissa Albert affinera certainement son style par la suite, car de bonnes idées, elle en a.

❦ Hazel Wood ❦ Roman de : Melissa Albert ❦ Traduction de : Maud Ortalda ❦ 384 pages ❦  Édition Milan, en librairie le 25 avril 2018


 

0