Sans être un coup de cœur, j’ai adoré ma lecture.
C’est un véritable page turner, assurez-vous d’avoir le temps de lire devant vous sous peine de grande frustration au moment de le déposer
ou soyez assuré de passer une nuit blanche si vous le commencer le soir.
Nous suivons Riley Stone.  Riley est en classe de terminale, elle est parfaite en tout point, élève modèle, acceptée dans plusieurs universités prestigieuses, elle finira certainement major de sa promotion ; capitaine des pompons girl ; bénévole dans de nombreuses
associations ; elle ne boit pas ; elle ne sort pas et n’a pas de petit ami.
Autour d’elle gravitent ses 2 meilleures amies : Kolbie et Neta.
Riley se sent seule dans sa famille, son père et sa mère ont l’air de plus s’intéresser à son frère aîné : Ethan.
Si Riley n’a jusqu’à présent laissé aucun garçon perturber ses études, un jour, son frère lui fait remarquer qu’elle devrait penser à s’amuser, à ne pas toujours vouloir être parfaite, qu’elle passe à côté de sa jeunesse. C’est donc son conseil que
Riley va suivre sans pour cela aller trop loin…du moins pas immédiatement.
Un prof fait craquer toutes les filles du lycée, Mr Belrose, le prof de français de Riley, peu à peu, Riley voit son professeur d’un autre œil. Et s’il s’intéressait à elle finalement, surtout qu’avant d’être son professeur c’était Alex, l’ami d’Ethan.
Je ne vous dirai rien de plus, croyez-moi quand vous l’aurez lu, vous aurez envie d’en discuter avec quelqu’un immédiatement.
Sachez simplement que non ce n’est pas du tout une banale amourette entre un professeur et son élève.
Tout au long du livre, on sent que quelque chose ne tourne pas rond sans pouvoir poser le doigt dessus.  Ça a l’air d’une
histoire banale, on suit 3 adolescentes avec leur joie, les peines de leur âge ; les sorties que ses amies font et lui racontent ; les repas de Riley avec sa famille ou tout simplement en cours ; ses discussions avec ses amies ; ses profs qui ne tarissent pas d’éloge sur elle.
Quel professeur ne voudrait pas avoir dans sa classe une fille comme elle ?
On tourne et tourne les pages voulant en savoir plus sur Riley ; on s’y attache, à certains moments on la plaint ; on craint même pour elle, ne sachant vraiment à aucun moment où l’auteure va nous emmener.
Par moment, entre les chapitres, dont le titre est soit un état d’âme, un verbe, un lieu, un défaut ou une qualité, sont disséminées des listes intitulées « Ce qu’il faut savoir sur Riley ». Ces listes nous narrent point par point la vie de
Riley avant le lycée, ce qui va vous permettre de porter un tout autre regard sur l’héroïne sans toutefois comprendre l’intrigue qui se joue devant vos yeux.  Vous savez bien que Riley, étant la narratrice, elle a des pensées pas toujours honorables sur ses proches, mais sans exactement pouvoir avoir un avis définitif sur elle.
La fin est un gros, mais gros uppercut en plein visage. Cette fin !!!!
À la lecture de l’épilogue et de la dernière liste concernant Riley je me suis dit : non, ce n’est pas possible, non et non. Je n’ai rien vu.
La qualité du roman se résume à cela la force de l’auteur de vous faire sentir qu’il y a un malaise, mais en vous faisant douter de plusieurs protagonistes à l’origine de cette étrange angoisse que vous ressentez, on sent que quelque chose de grave va arriver, mais sans jamais savoir qui, quand ni quoi.
Riley est elle manipulée, elle est tellement parfaite même en tant qu’amie qu’on ne se jouerait pas d’elle ? Ou est-ce que Ryley sous cette couche de perfection cache t’elle un secret ?  Est-ce que la perfection a un prix ?  N’est-ce pas trop de pression que de devoir être première partout tout le temps pour être certaine d’accéder aux universités rêvées ?  C’est impossible de rester insensible à la fin du livre, un page turner qui va vous mettre sous tension, et ce jusqu’à la dernière ligne.
Avec très peu d’intervenants et une vie de lycée à l’apparence banale l’auteure se joue de vous et j’adore ça.
Des doutes j’en ai eu, mais pas au point de m’imaginer le dénouement.
Cela aurait été un coup de cœur si Riley avait encore été là narrateur dans l’épilogue, si j’avais pu avoir un peu plus de développement au final, mais malgré tout Amanda K. Morgan clôt son roman parfaitement, les explications, certes courtes, sont suffisantes.
Ce livre m’a fait penser à un autre livre au titre quasi similaire : une fille parfaite de
Mary Kubica que j’avais aussi adoré pour les mêmes raisons que celui-ci. (Chronique de 2015 ici : http://luciebook.blogspot.be/2015/04/chronique-une-fille-parfaite-de-mary.html)
A good girl de Amanda K. Morgan – Young Adult – Thriller – 372 pages, 15€ – Édition Lumen, en librairie le 5 octobre.
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