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Une souris et des livres

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L’hôtelière du Gallia-Londres

 «Inès avait l air de l ange qu elle n était pas. Marie l avait compris. Fille unique, elle était la future héritière de l hôtel le plus prestigieux de Lourdes situé au pied des sanctuaires, là où se pressaient les foules de pèlerins et où vivaient les propriétaires des affaires les plus florissantes, ceux de la haute.» Sur fond d intrigues au c ur d un palace luxueux, dans une ville mystique jusque dans sa pierre de granit et ses brumes hivernales, L hôtelière du Gallia-Londres brosse le portrait de destins individuels dans une société en pleine mutation. Des années 1950 à nos jours, entre essor de l hôtellerie moderne et déchirements de la société, la rivalité de Marie et d Inès est une histoire de pouvoir, de foi et de courage.

Tu connais mon amour pour l’histoire, peu importe laquelle.
Quand j’ai lu le résumé de cette fiction historique écrite par une auteure renommée, mais que je ne connaissais pas encore je n’ai pas hésité et j’ai bien fait. Sans être une lecture 5 ⭐️ ni un coup de cœur, j’ai été passionnée par l’essor de l’industrie hôtelière décrite ici par le biais de deux personnages féminins, c’est tout un siècle d’évolution à Lourdes que Bernadette Pecassou te narre. 

1950, Marie, fille de boulanger et Josy, fille d’une pension de famille sont inséparables. Leur ennemie commune : Inès, la fille de l’hôtel le plus luxueux de tout Lourdes, le Gallia-Londres. 
C’est à travers ces 3 femmes, mais surtout à travers Marie et Ines que Bernadette Pécassou t’explique le début de l’essor de Lourdes, son histoire, son passé. 

Si l’histoire est riche, le travail de recherche poussé, la fiction n’est pas en reste. 
Inès et Marie, petites filles, ont décidé qu’elles ne seraient pas comme leurs mères dépendantes de leurs maris, condamnées à travailler dur sans jamais pouvoir émettre une idée. 
De la ressource, Marie en a, toute jeune, elle réfléchit et se pose des questions de grandes maturités. Elle prend très tôt conscience de la cruauté de l’être humain. 

« (…) elle avait compris une chose, les adultes ne voient que ce qu’ils veulent voir. » Si Marie en prend conscience très tôt il en est de même pour Inès. Elle que tout le monde pense heureuse grâce à son argent cache sa tristesse sous solide carapace. Elle a compris qu’en étant hautaine, exigeante et méchante les enfants et les employés la craignaient. Nulle ne saurait ce qui se passait derrière les riches étoffes de l’hôtel de ses parents. Jamais. 

Entre Josy et Inès s’installent une rivalité qui ne s’effacera pas au fil des années, rivalité pour une seule raison : le frère de Josy, le beau Paul, la fierté du village grâce à son bon jeu au rugby. 
Tu vas donc les suivre de leurs enfances jusqu’à ce qu’elles soient assez âgées pour être grands-mères. 

L’écriture de Bernadette Pecassou m’a conquise, une immersion totale dans cette ville célèbre dans le monde entier. Elle te narre comment cette ville a poussé comme un champignon ; comment des maisons personnelles sont devenues pension de famille.
Un essor pour cette ville des Pyrénées.
Pourtant le clivage social persiste encore, l’auteure te le fait bien ressentir. 
Si elle raconte l’essor de la ville, c’est surtout l’évolution de l’industrie hôtelière que tu vas suivre à partir des années 50. 
Lourdes n’est pas une ville touristique comme les autres, Bernadette Pecassou sans mettre en avant la religion te raconte qu’à Lourdes on travaille en famille. Les pensions, commerces étant transmis depuis les grands-parents. Pas de directeur d’hôtel dans ces lieux, mais les patriarches. 
L’auteure explore l’économie de Lourdes mais elle met aussi en avant, l’évolution des mœurs, des femmes surtout, mais aussi au sein des familles. 

Ce sont les femmes qui ont compris que face à l’engouement il fallait agir, tirant leurs hommes des cafés pour les remettre au travail. Ce sont peut-être les maris qui tiennent les bourses, mais ce sont les femmes qui dirigent et œuvrent à la réussite de leurs commerces. 
Leurs filles, elles se sont juré de ne plus être dépendantes ni financièrement ni moralement, tu le comprendras à travers les deux héroïnes : Inès qui se jure une indépendance pécuniaire et se donne les moyens d’y arriver ; tandis que Inès, elle se promet de ne jamais pleurer pour un homme comme sa mère.
Je te l’écrivais plus haut ; ce roman est richement étoffé du côté historique. Tu liras comment a débuté la renommée de Lourdes ; les épidémies du 19e ; les tourments de la France et ses divisions entre l’église et la république ; de la révolution industrielle ; les dissensions au sein même de l’Église catholique, etc.
Tu liras des noms connus comme Napoleon, Franco, Gustave Doré, Prosper Mérimée, etc. 

Si l’histoire est documentée et passionnante, la fiction l’est tout autant. Secrets de familles, drames, jalousie, vengeance, trahisons tout est réuni pour que l’histoire et ses descriptions ne pèsent pas sur le récit. À aucun moment, elle n’alourdit le texte. Une écriture aussi très visuelle. Même si je ne suis jamais allée à Lourdes, dans les Pyrénées je me les suis sans mal imaginées. 
Un roman fluide et immersif. 

En bref : 

Un roman à conseiller à tous les amateurs d’histoire, ici plus spécialement sur Lourdes où toute l’intrigue se déroule. 
De la romance, mais pas omniprésente. Je ne peux pas dire qu’il y a du suspens, mais des rebondissements et des révélations surprenantes. 
La psychologie des personnages n’est pas en reste surtout pour ce qui est des femmes.
Je n’irai pas jusqu’à te dire que c’est un roman féministe, mais engagé oui. 
J’ai trouvé la fin un peu trop abrupte, moins développée que le reste autant en fiction qu’en histoire et c’est dommage. Malgré tout, j’ai passé un agréable moment de lecture et j’ai bien envie de lire d’autres romans de Bernadette Pecassou. Elle n’a pas surpassé mes auteures chouchous, mais c’est un nom à retenir. 


❦ L’hôtelière du Gallia Londres ❦ romans de : Bernadette Pecassou ❦ 320 pages ❦ Édition Flammarion, le 6 juin (lu en juillet)  

 

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28 août 2018

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Commentaires

  1. Blicq Eliane dit

    28 août 2018 à 14 h 56 min

    Lourdes..j’y suis allée quand j’avais 12/13 ans, une vraie ruche…
    Bonjour ma Souris, que voilà un livre qui me ramène des années en arrières. J’ai très envie d’en savoir plus sur ces femmes…..à mettre sur la liste. Bonne journée mon amie, je t’embrasse très fort 😘💖

    Répondre
  2. Hulya Kose dit

    28 août 2018 à 14 h 00 min

    Alors celui là me donne vraiment envie, merci pour ta chronique

    Répondre
  3. Vivi Jnx dit

    28 août 2018 à 11 h 36 min

    Encore un titre à noté ma tite sourie 👍💋💙

    Répondre

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