Helena vient juste de terminer l’université, elle est couple depuis plusieurs années avec Neil.
Sa meilleure amie ; Della, elle est en couple avec Kit.
La vie d’Helena semble toute tracée jusqu’à ce qu’elle fasse un rêve où elle se voit plus tard en couple avec Kit.
Ce rêve la perturbe énormément au point qu’elle remet peu à peu sa vie ou sa santé mentale en question.
Directement, dès les premières pages, j’ai été embarquée dans le roman, ou ; devrais-je dire dans le rêve d’Helena ?
C’est incroyable comme j’ai pu entrer dans son rêve et me poser 36 mille questions sur ce qu’il se passait.
Quand Helena se réveille avec ses doutes et ses questions on n’a qu’une envie : comprendre ce qu’il se passe ; comment et s’ils vont
être réunis, Kit et elle.
Della, je l’ai détestée ;ce n’est, pas bien je sais, mais d’emblée je l’ai prise en grippe tout comme Neil d’ailleurs.
Della est égoïste ; le type de fille avec qui je ne pourrais pas m’entendre ; elle ne pense qu’aux garçons et à sa petite personne, tant pis si Helena a prévu autre chose que de la réconforter c’est Della qui passe avant tout.
Neil, il est fade tout simplement. Kit, quant à lui ; si j’ai aimé certains traits de son caractère, j’ai eu du mal avec son côté lâche
et encore que sur la fin du livre.
Helena, je l’ai adorée, c’est une fille imparfaite qui ne la rend que plus parfaite à mes yeux ; elle a énormément d’humour et elle blague autour du thème Harry Potter.
Comment vouliez-vous que je ne l’aime pas ? J’ai eu envie de la voir heureuse ; qu’elle réussisse dans les buts qu’elle s’est fixés.
Alors oui, il y a quelques stéréotypes, je sais, mais moi ça a complètement fonctionné, j’ai ressenti beaucoup d’émotion
dans la deuxième partie du roman.
La ville de Port Towsend m’a conquise, l’auteure la décrit si bien que si je pouvais je ferais mes valises tout de suite pour aller voir de
mes propres yeux les lieux par lesquels notre héroïne va passer.
Un autre personnage rencontré là-bas m’a beaucoup plu, je ne vous dis pas son prénom, car je ne veux pas spolier les futurs lecteurs.
Annie, j’ai complètement craqué pour elle. Je ne vous dis pas non plus qui c’est, je ne peux pas.
Oui, on peut reprocher quelques facilités que prend l’auteur, oui, certaines choses qui arrivent à Kit et Helena sont clichés, on dirait que tout se ligue contre eux, mais à côté de ça il y a aussi un très joli message que je vous mets en citation ci-dessous.
Ne soyez pas contrariés par le fait de ne pas pouvoir atteindre le bonheur en permanence. 
C’est le meilleur moyen de sentir sa vie en échec. 
Si chacune de nos vie représentait une page d’un livre, le bonheur en serait la ponctuation. Elle met un terme aux passages qui s’éternisent. Referme certaines choses, en divise d’autres. (…) 
Se sentir bien est un état constant bien plus atteignable. 
Apprécier son sort sans pour autant être ivre de bonheur. 
Une acceptation courageuse et décidée, libérée de tout amertume. 
Être tendre avec soi-même. Accueillir les bas afin de pouvoir vraiment apprécier les hauts
Tarryn Fisher m’a fait rire et monter les larmes, pas de gros sanglots, mais les larmes aux yeux si. Que voulez-vous ? J’ai un petit cœur
moi. J’ai adoré l’humour qu’Helena utilise pour se protéger, je me reconnais bien là, j’ai aimé ses faiblesses et je n’avais envie que d’une chose :
que tout aille bien pour elle.
J’ai aussi rêvé, en même temps qu’elle ????
Même si notre morale nous fait poser des questions sur ce que peut faire Kit ou Helena, que l’on se pose la question est-ce vraiment bien ? Je n’avais envie que de lire un heureux dénouement ; je les ai tellement aimés ces deux-là que ma morale et mes questions je les ai posées de côté et puis, que faire contre le véritable amour ?  Peut-on réellement passer outre son bonheur au bénéfice de quelqu’un d’autre ?
Une première partie où on lit l’amour impossible de nos deux héros et une seconde où la souffrance, l’émotion sont au rendez-vous. L’auteure ne leur épargne rien, ni à nous, lecteurs. Une héroïne qui évolue et prend conscience de sa force une fois qu’elle est éloignée de tous ses repères et un héros, qui, a de gros défauts, mais au final je lui pardonne, même si j’ai eu envie de le secouer et de lui dire d’ouvrir ses yeux et de se décider une bonne fois pour toutes.
Tout comme Helena ; Kit a ses défauts et pour moi ; ces êtres imparfaits sont des personnes que l’on peut rencontrer et donc très crédibles.
Tarryn Fisher va vous faire douter si le rêve du début du rêve était un « songe » prémonitoire, si c’est son inconscient qui s’était rendu compte avant elle qu’elle avait des sentiments pour Kit
J’ai adoré ma lecture sans pour autant avoir un coup de cœur. J’ai rêvé, pleuré, souri, ragé et dévoré ce roman.
Le songe de Tarryn Fisher – New Romance – 400 pages, 17€ – Édition Hugo Roman, collection New romance. En librarie le 19 octobre 2017
0