La maison des Quatre-vents 
de
Colette Vivier

Edition : Casterman
Collection : Les
indispensables

Relié/237 pages/12.35€ €
sortie le 8 février
2012

Présentation de l’éditeur

Mais oui, la guerre va
finir. Vous verrez, nous fêterons le prochain Noël tous ensemble. Oh! Nous
mettrons les petits plats dans les grands ce jour-là !
Dans la maison des
Quatre-Vents, l’occupation allemande se vit au jour le jour. La radio anglaise
et les tickets de rationnement; les voisins que l’on
regarde de travers
parce qu’ils profitent de la situation pour s’enrichir et ceux que l’on aide car
on les sait menacés ; Papa, prisonnier en Allemagne, dont on attend les rares
lettres avec impatience et ces rumeurs de débarquement qui bercent toute la
maisonnée d’espoir…

Nous sommes en 1943, 24 Rue des Quatre-vents à Paris. Nous
allons suivre au jour le jour l’occupation allemande vécue par les habitants de
l’immeuble.

Commençons par parler du héros principal : Michel.
Michel
a 12 ans, il rêve de devenir un héros de la révolte afin de venger son père
prisonnier de guerre. Il commencera par rédiger des tracts à l’aide de sa boîte
d’imprimerie puis par la force des évènements, en aidant un des habitants de
l’immeuble, Alain, maquisard en fuite, il se retrouvera au cœur de la résistance
active de Paris.
Si au début il prenait la résistance comme un jeu, tout en
prenant son rôle de « Pirates de la résistance » très au sérieux, après son
interrogatoire à la Kommandantur il en comprendra les enjeux et il fera de son
mieux pour protéger les gens qu’il aime tout en continuant à aider ses
compatriotes.
Si Michel est incontestablement le héros, les autres habitants
de l’immeuble ont eux aussi leur importance, chacun jouant son rôle dans la
lutte contre l’ennemi.
Mme Sellier, la mère de Michel, accueillera Solange
une petite vivant seule, aidera ses voisins juifs, les Moscots, à se cacher puis
à s’échapper après leur dénonciation par les Gourre.
Nous avons aussi Mr Jean
qui se fera arrêter pour protéger Alain recherché par les Allemands.
Et
enfin Mme Queline la concierge et les vieilles filles, Alice et Marie.

Denis, le narrateur, est un ami de Michel, il raconte l’histoire avec
l’insouciance d’un enfant de 12 ans, on s’y attache à notre petit héros, on
craint pour sa vie, on sourit au regard qu’il porte sur la guerre.
Collette
Vivier, l’auteure, a fait partie avec son mari Jean du réseau de résistance du
Musée de l’homme, cette expérience nourrit le roman à tel point que l’on se pose
la question : Serait-ce une histoire réelle ?
Des enfants ont vécu cette
période, c’est indéniable, cette œuvre permet de ne pas l’oublier et, comme le
dit Denis en préface : « C’était la guerre. Il ne faut plus que ce soit la
guerre »

C’est un livre passionnant, écrit avec des mots d’enfants,
parsemé des petites illustrations de Serge Bloch.
L’écriture est simple et
fluide. Humour, action, suspense et émotion sont au rendez-vous de ce récit
poignant.
Ce roman clairement destiné à un jeune public, pourra plaire à un
public plus âgé.

Un livre à découvrir ou à redécouvrir, il a été publié
pour la première fois en 1945 et a fait l’objet de nombreuses
rééditions.

Livre lu en service presse pour Bit-lit.com

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